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	<title>Phacobimanuelle.net</title>
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	<description>La phaco de demain, c&#039;est la phaco à 2 mains</description>
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		<title>Nouveau site Web !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 08:42:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue sur le nouveau site Web Phacobimanuelle.net]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur le nouveau site Web Phacobimanuelle.net</p>
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		<title>IOL MASTER version 5</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/iol-master-version-5/2009/01/23/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 16:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Le IOL Master est un instrument optique non contactxqui mesure la distance entre le sommet de la cornée et l’épithélium pigmentaire de la rétine par interférométrie. Sa précision est d’environ 0.02mm.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i><b>Par Charlotte RIGAL-SASTOURNE</b></i></p>
<p>		 <img src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/iolmaster.jpg" alt="" title="iolmaster" width="100" height="116" class="alignleft size-full wp-image-129" /></p>
<p>Le <strong>IOL Master</strong> est un instrument optique <strong>non contact</strong> qui mesure la distance entre le sommet de la cornée et l’épithélium pigmentaire de la rétine par <strong>interférométrie</strong>. Sa précision est d’environ 0.02mm.</p>
<p>Le IOL Master permet une mesure rapide de la longueur axiale, de la profondeur de la chambre antérieure, de la kératomètrie, du diamètre de la chambre antérieure par mesure de la distance blanc-blanc, ainsi que le calcul d’une lentille intraoculaire. Ces informations sont indispensables pour la chirurgie de la cataracte.</p>
<p>Sans contact avec la cornée, sans anesthésie et sans risque de contamination, il peut être utilisé par une orthoptiste.</p>
<p>Comparé aux mesures par l’échographie A qui donne une mesure de la longueur axiale d’une précision de 0.10 à 0.12 mm, le IOL Master représente une augmentation par cinq de la précision. Ceci s’explique par le fait qu’il n’y ait pas de contact entre la cornée et le IOL Master. La mesure sera toujours plus précise que celle de l’échographie A où il existe une compression de la cornée qui fait varier les mesures.</p>
<p>Avec la version 5 du IOL Master qui existe depuis 2007, le nouveau logiciel permet de réduire l’intervention de l’utilisateur. Lors de la mesure axiale les valeurs aberrantes sont signalées par un feu rouge, les valeurs incertaines par un feu jaune et enfin les valeurs correctes par un feu vert.</p>
<p>Il existe un <strong>nouvel algorithme</strong> qui améliore le rapport signal/ bruit et permet la mesure de la longueur axiale <strong>même en cas de forte opacité des milieux</strong>.</p>
<p>Pour la kératomètrie, il existe un indicateur qui avertit l’utilisateur lorsqu’une mesure est aberrante par un feu rouge. Si la mesure est correcte, il y a un feu vert qui s’affiche.</p>
<p>Le logiciel affiche donc des contrôles supplémentaires afin d’augmenter la fiabilité des données nécessaires au calcul d’implant.</p>
<p>La manipulation du IOL Master est simple :</p>
<ol>
<li>installer le patient sur la mentonnière.</li>
<li>cliquer sur nouveau patient</li>
<li>remplir les données du patient</li>
</ol>
<p><img src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/iolmaster2.jpg" alt="" title="iolmaster2" width="107" height="115" class="aligncenter size-full wp-image-128" /></p>
<p>Lors de l’examen pré-opératoire l’orthoptiste fera :</p>
<ol>
<li>mesure de la longueur axiale
<ul>
<li>focaliser sur la cornée (les points doivent être bien nets et tout petits)</li>
<li>appuyer sur le bouton du palonnier.</li>
<li>apparaît un point lumineux </li>
<li>centrer ce point sur la ligne verticale et le placer de manière à ce qu’il soit le plus petit possible.</li>
<li>Appuyer sur le bouton du palonnier. Faire 5 mesures.</li>
<li>Pour supprimer une valeur appuyer sur DEL et valider si le feu est bien vert.</li>
</ul>
</li>
<li>Kératomètrie
<ul>
<li>Focaliser les points sur la cornée et les rendre les plus petits et les plus net possibles.</li>
<li>Faire cligner les yeux au patient</li>
<li>Appuyer</li>
<li>Le IOL prend automatiquement 3 mesures pour faire une moyenne de la kératomètrie de l’œil. Si le feu est vert, passer à l’étape suivante, sinon refaire la mesure.</li>
</ul>
</li>
<li>Le calcul de l’implant
<ul>
<li>Si l’œil mesure plus de 22 mm en longueur axiale il faut utiliser la formule SRK /T</li>
<li>Si l’œil fait moins de 22 mm on utilise la formule Holladay</li>
<li>Pour la réfraction souhaitée : regarder dans le dossier
<ul>
<li>pour que le patient soit émmetropisé on met 0</li>
<li>pour une réfraction post- op. ciblée mettre le chiffre demandé (ex : -3)</li>
</ul>
</li>
<li>Pour le choix des implants : mettre des implants différents pour que le
<p>médecin puisse agir en fonction de ses préférences et de la chirurgie      pratiquée.</p>
</li>
<li>Appuyer sur calcul d’implant (pour les deux yeux)</li>
</ul>
</li>
</ol>
<p>En conclusion, la version 5 du IOL Master est particulièrement indiquée pour <strong>le calcul d’implant à visée réfractive</strong> dans la chirurgie moderne de la cataracte, et  notamment pour le calcul des <strong>implants multifocaux</strong> qui ne tolèrent pas d’erreurs réfractives post-opératoires.</p>
<p>Cet appareil non contact sera facilement utilisé par l’orthoptiste lors de l’aide à la consultation pré-opératoire conformément au <strong>décret de compétence du 27 novembre 2007</strong>.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>SOP 2008</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/sop-2008/2008/12/23/</link>
		<comments>http://phacobimanuelle.net/fr/sop-2008/2008/12/23/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 13:28:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://phacobimanuelle.net/fr/?p=65</guid>
		<description><![CDATA[Le 06/10/08, la Société d’Ophtalmologie de Paris a réuni dans le cadre prestigieux de l’Amphithéâtre LIARD à l’université de la Sorbonne, une centaine d’ophtalmologistes d’Ile de France. Le thème de la session était consacré à la chirurgie de la cataracte en micro incisions. La session a été animée par 6 intervenants autour du Pr. Baudouin, Président de la Société d’Ophtalmologie de Paris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><u><b>Préparé par Karim REDA, Hôpital PERCY, Clamart.</b></u></p>
<p>Le 06/10/08, la Société d’Ophtalmologie de Paris a réuni dans  le cadre prestigieux de l’Amphithéâtre LIARD à l’université de la Sorbonne, une centaine d’ophtalmologistes d’Ile de France. Le thème  de la session était consacré à  la chirurgie de la cataracte en micro incisions. La session a été animée par  6 intervenants autour du Pr. Baudouin, Président de la Société d’Ophtalmologie de Paris.</p>
<p>Une comparaison entre la phacobimanuelle par microincisions (BIMICS) et la phaco-coaxiale en mini incision (COMICS), montre certaines différences entre les matériels utilisés, la technique opératoire et les implants utilisés dans les 2 techniques (Dr Bouraud). En BIMICS, les incisions cornéennes sont réalisées avec un couteau pré calibré de 1.2- 1.4mm ou 1.4-1.6mm. Le capsulorhexis est fait à l’aide d’une pince à commande distale ou d’un kystitome, puis on injecte des petites quantités de BSS pour une hydrodissection douce. Pour émulsifier le noyau, on utilise une aiguille calibrée à 19 ou 20 gauges, sans manchon de silicone. Le choppeur qui fait aussi fonction d’irrigateur est introduit par l’incision opposée au phacoémulsificateur.</p>
<p>La Phacobimanuelle se base préférentiellement sur la technique du chop, qui consiste à fragmenter, sans sculpture, le noyau cristallinien en plusieurs quartiers, ce qui facilite son émulsification et réduit ainsi le temps des ultrasons. L’aspiration des masses est rendue facile par le changement de main des instruments selon la localisation des masses. Les implants intraoculaires utilisés pour cette technique sont des implants hydrophiles, injectés à la berge de l’incision.</p>
<p></p>
<p>En COMICS, l’incision cornéenne principale est réalisée à l’aide d’un couteau pré calibré d’une largeur allant de 2mm à 2.75mm… Le rhexis peut se faire soit à l’aide d’une pince standard ou à l’aide d’une  pince à commande distale. Les aiguilles du phacoémulsificateur sont de différentes formes, allant avec des pièces à main standards ou OZIL. Elles sont couvertes d’un manchon de silicone fin, comportant des fenestrations ovalisées qui permettent une meilleure irrigation intracamérulaire.  </p>
<p>La technique opératoire est similaire à une phacoémulsification standard, avec les ultrasons et l’irrigation sur le même axe de la sonde.</p>
<p>Les implants utilisés sont des implants hydrophobes ou hydrophiles injectés à la berge pour des incisions inférieures à 2.2mm.</p>
<p>La BIMICS présente, donc :</p>
<ul><span class="titre3">Avantages :</span></p>
<li>des  incisions non astigmatogènes</li>
<li>une utilisation minimale  des US max </li>
<li>le temps de l’ irrigation- aspiration rendu beaucoup plus facile</li>
<li>une taille de l’incision qui expose moins aux infections endo-oculaires</li>
</ul>
<ul><span class="titre3">Inconvénients :</span></p>
<li>une courbe d’apprentissage lente</li>
<li>l’absence d’implants passant par des incisions inférieures à 1.5mm</li>
</ul>
<p>
<p>Alors que, la COMICS présente :</p>
<ul><span class="titre3">Avantages :</span></p>
<li>une courbe d’apprentissage beaucoup plus rapide, du fait que la technique et les instruments ne diffèrent pas ou peu de la phacoémulsification standard</li>
<li>une compatibilité avec plusieurs types d’implants</li>
</ul>
<ul><span class="titre3">Inconvénients :</span></p>
<li>les incisions sont astigmatogènes au delà de 2.2 mm </li>
</ul>
<p></p>
<p>Enfin, le Dr Boureau croit  à l’avenir quasi assuré de la micro incision dans la prise en charge chirurgicale de la cataracte, comme l’indiquent les pourcentages en nette progression de la chirurgie en MICS dans les pays européens tels que la France et l’Espagne.</p>
<p>D’énormes progrès ont été réalisés dans la chirurgie de la cataracte   lors de la dernière décennie, avec la mise sur le marché de nouvelles machines, de nouveaux programmes adaptés à la chirurgie avec des micro incisions, ainsi qu’une instrumentation adaptée (Pr.Baudouin). Malgré ces progrès, certains pièges de la micro incision sont à connaître pour un bon déroulement de la chirurgie, notamment :</p>
<ol>
<li>une construction d’une incision trop large entraîne une instabilité camerulaire, alors qu’une incision trop étroite rend difficile les mouvements des instruments et sera source de Seidel en post-opératoire.  </li>
<li>une hydrodissection sous pression peut être responsable d’une rupture capsulaire. D’où l’intérêt d’évacuer une partie  du visqueux intracamérulaire avant l&#8217;hydrodissection et ne pas injecter trop de BSS. L’hydrodissection doit se faire d’une manière très douce.</li>
<li>activer le mode irrigation continue dès qu&#8217;un instrument irrigateur est en chambre antérieure et  la sonde d&#8217;irrigation ne doit pas être retirée avant la sonde US.</li>
<li>La rupture capsulaire peut se produire même lors de l’irrigation-aspiration en cas de collapsus camérulaire.</li>
</ol>
<p>Enfin, pour le Pr.Baudouin l’avenir consiste en une chirurgie BIMICS à 22 gauges (inférieure à 1 mm).</p>
<p></p>
<p>Ensuite, Le Dr S. Dupont-Monod  a exposé l’imagerie moderne de l’incision cornéenne lors de la chirurgie de la cataracte, sous forme d’images en coupe réalisées à l’aide de l’OCT du segment antérieure (OCT VISANTE*). Ces images montrent qu’une incision doit être réalisée « en marche d’escaliers », avec une bonne tunnelisation intra cornéenne pour obtenir une bonne coaptation des berges en fin d’intervention. Les aspects sont ainsi identiques avec une incision de 3.2 mm qu’avec une incision &lt; 2.2 mm. Alors qu’une incision mal construite ou délabrée en peropératoire expose à plusieurs complications dont le décollement de la Descemet ou une mauvaise réapplication des berges en fin d’intervention.</p>
<p>Des études de thermodynamiques ont  permis d’évaluer  la température cornéenne au niveau des incisions cornéennes, au bord de la sonde US. Ces études ont démontré que la BIMICS n’entraîne pas de brûlures des berges et qu’au contraire la température est mieux respectée avec cette technique. Ceci est dû au flux de l’irrigation en contact de l’incision.</p>
<p><img src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2008/12/actu10_1.jpg" alt="" title="actu10_1" width="517" height="294" class="aligncenter size-full wp-image-68" /></p>
<p>Le Dr Denoyer a éclairé l’audience sur les nouveaux implants intraoculaires classés en trois types essentiels :</p>
<ul>
<li>les implants multifocaux,</li>
<li>les implants asphériques,</li>
<li>les implants jaunes.</li>
</ul>
<p></p>
<ol>
<li><span class="titre3">Les implants multifocaux</span> sont répartis en implants réfractifs et diffractifs.
<p>	Les implants réfractifs se caractérisent par l’alternance de zones vision de loin et de vision de près. Ils sont très sensibles aux défauts de centrage et sont dépendants du diamètre pupillaire.</p>
<p>	Les implants diffractifs conçus sur le principe du prisme de Fresnel sont moins sensibles aux défauts de centrage et ne dépendent pas du diamètre pupillaire.</p>
<p><img src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2008/12/actu10_2.jpg" alt="" title="actu10_2" width="378" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-69" /></p>
</li>
<li><span class="titre3">Les implants asphériques</span> sont essentiellement de deux types :
<ul>
<li>des implants dont l’asphéricité négative compense l’asphéricité positive de la cornée et améliorent la qualité du
<p>		contraste </li>
<li>des implants d’asphéricité nulle qui permettent d’avoir une plus grande profondeur du champ.</li>
</ul>
</li>
<li><span class="titre3">Les implants jaunes </span>présentent l’avantage de filtrer 50% de la lumière bleue, néfaste pour la rétine. Par contre, ils réduisent le contraste en vision mésopique.</li>
</ol>
<p></p>
<p>Le Pr. Bodaghi nous a exposé la manière de gérer l’inflammation en post chirurgie de la cataracte. Son intervention était axée sur la stratégie de prise en charge de l’inflammation pour la chirurgie de la cataracte, les types d’anti-inflammatoires à prescrire, ainsi que la durée de leur prescription. L’inflammation est présente après toute chirurgie de la cataracte. Il existe  des facteurs de risques tels que : diabète, maladies inflammatoires systémiques, présence de membrane épi rétinienne et utilisation des prostaglandines en préopératoire.</p>
<p>Les dernières études ont démontré que l’association de corticoïdes topiques et d’anti-inflammatoires stéroïdiens topiques donnent de meilleurs résultats que les AINS seuls ou les corticoïdes topiques seuls. La durée du traitement est en général d’au moins 4 semaines pour les corticoïdes topiques, permettant ainsi le rétablissement de la barrière hémato aqueuse, alors que les AINS peuvent être utilisés jusqu’à 3 mois en post opératoire.</p>
<p></p>
<p>   	Et enfin, la dernière intervention du Dr M. Weiser  nous a présenté les résultats de l’étude « ESPACE » sur la satisfaction des patients après chirurgie de la cataracte. Cette étude démontre que les patients sont très satisfaits dans 65% des cas, satisfaits dans 30% et non satisfaits dans 5%. Cette étude a objectivé l’intérêt d’une bonne information du patient en pré opératoire, notamment par l’explication du déroulement de l’intervention, l’intérêt de la remise au patient d’une fiche type SFO détaillant les différents aspects de l’opération et enfin l’intérêt de répondre en pré et en postopératoire à toutes les questions du patient.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;orthoptiste et le bilan d&#8217;une cataracte</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/l-orthoptiste-et-le-bilan-d-une-cataracte/2008/11/02/</link>
		<comments>http://phacobimanuelle.net/fr/l-orthoptiste-et-le-bilan-d-une-cataracte/2008/11/02/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 12:36:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://phacobimanuelle.net/fr/?p=57</guid>
		<description><![CDATA[La cataracte est la première cause de cécité curable dans le monde. Il y a environ 500.000 cataractes opérées par an en France. Elle touche essentiellement la population de plus de 60 ans, le vieillissement du cristallin se fait naturellement de manière progressive, mais peut être d’origine traumatique ou congénitale. La cataracte congénitale est l’une des étiologies de la malvoyance. L’ophtalmologiste pratique le traitement chirurgical et l’orthoptiste participe au bilan pré et post-opératoire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La cataracte est la première cause de cécité curable dans le monde. Il y a environ 500.000 cataractes opérées par an en France. Elle touche essentiellement la population de plus de 60 ans, le vieillissement du cristallin se fait naturellement de  manière progressive,  mais peut être d’origine traumatique ou congénitale. La cataracte congénitale est l’une des étiologies de la malvoyance. L’ophtalmologiste pratique le traitement chirurgical et l’orthoptiste participe au bilan pré et post-opératoire. (1)</p>
<p>L’intérêt de cet article est de montrer qu’en relation avec le décret de compétence du 27 novembre 2007 (2), l’orthoptiste peut jouer un rôle dans la prise en charge d’une cataracte pour le bénéfice du patient en permettant de faire tous les examens nécessaires en une seule consultation. Les articles de ce décret de compétence que nous retenons, évoquent l’habilitation au dépistage, à réaliser une périmètrie, à déterminer une acuité visuelle et une réfraction, à réaliser une tonométrie sans contact, une topographie cornéenne, une angiographie (à injection avec un professionnel de santé habilité), une microscopie spéculaire sans contact et une biométrie oculaire pré-opératoire.</p>
<p>Le cristallin est une lentille biconvexe qui possède une capsule, un épithélium et des fibres cristalliniennes qui s’organisent en cortex et en noyau cristallinien. Sa capsule antérieure répond à la face  postérieure de l’iris en délimitant la chambre postérieure remplie d’humeur aqueuse, l’angle irido-ciliaire et la zonule. Sa capsule postérieure répond au corps vitré. </p>
<p>Son poids moyen est d’environ 190-200 mg, soit 3% du poids total de l’œil. Le diamètre à la naissance est d’environ 4 mm. Sa croissance est spécifique à l’espèce humaine.</p>
<p>La transparence est due à l’absence de vascularisation. Son indice de réfraction est de 1,42.</p>
<p>Sa puissance est de 22 dioptries  et son amplitude d’accommodation va de 1 à 14 dioptries.</p>
<p>Le vieillissement du cristallin se fait par une opacification de celui ci. Le plus souvent on retrouve une cataracte bilatérale mais asymétrique.</p>
<p>L’intégrité des structures transparentes est indispensable à la perception de l’information lumineuse par la rétine. La cataracte se traduit donc par une baisse d’acuité visuelle  qui amène le patient à consulter et à être alors pris en charge.</p>
<p>Dans la prise en charge, l’orthoptiste doit faire des examens indispensables en pré et post opératoire. Ces examens sont réalisés uniquement sous prescription médicale.</p>

<a href='http://phacobimanuelle.net/fr/l-orthoptiste-et-le-bilan-d-une-cataracte/2008/11/02/actu9_1/' title='actu9_1'><img width="150" height="150" src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2008/11/actu9_1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="actu9_1" title="actu9_1" /></a>
<a href='http://phacobimanuelle.net/fr/l-orthoptiste-et-le-bilan-d-une-cataracte/2008/11/02/actu9_2/' title='actu9_2'><img width="150" height="150" src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2008/11/actu9_2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="actu9_2" title="actu9_2" /></a>

<ul>
<li>La première étape est l’interrogatoire. C’est un moment fort du bilan. Il s’agit de prendre le patient dans sa
<p>		globalité et de s’intéresser à sa gêne fonctionnelle.</p>
<p>La chirurgie de la cataracte dépend essentiellement de la gêne du patient, c’est donc une étape clé.</p>
<ul>Il faut préciser en pré-opératoire:</p>
<li>L’âge du patient : si le patient est jeune il peut s’agir d’une cataracte congénitale avec donc un risque de
<p>			strabisme et d’amblyopie. Si le patient est âgé, il peut y avoir un risque de perte d’autonomie.</li>
<li>La profession du patient : les conducteurs de taxi, de camion peuvent être photophobes. Leur photophobie est
<p>			 majorée la nuit.</li>
<li>Les antécédents oculaires et généraux, afin de savoir la comorbidité du patient.</li>
<li>Ses traitements médicamenteux : les anticoagulants influencent le type d’anesthésie, ils contre-indiquent les
<p>			 anesthésies locorégionales à cause du risque d’hématome orbitaire. La prise de corticoïde diminue les défenses </p>
<p>			 immunitaires et augmente le risque d’infection.</li>
<li>La date et le début des symptômes ainsi que l’évolution qui est le plus souvent progressive ou brutale après un
<p>			 traumatisme.</li>
<li>La gêne ressentie : photophobie, diplopie monoculaire ou polyopie, modificatioqn de la perception des couleurs,
<p>			sensation de brouillard, myopisation, et baisse d’acuité visuelle en vision de loin ou de près.</li>
</ul>
<ul>Lors de l’interrogatoire après l’opération :</p>
<li>Il faut demander au patient s’il est satisfait de son opération.</li>
</ul>
<p></p>
<li>La deuxième étape est la réfraction. Il faut savoir que la cataracte nucléaire a un effet myopisant car elle augmente le pouvoir réfractif du cristallin, et la cataracte corticale a un effet hypermétropisant.
<p>		Après l’opération, la mesure de la réfraction permet de vérifier si la puissance de l’implant est correcte par rapport à l’objectif fixé : emmétropisation pour la conduite, myopisation pour la lecture.</li>
<li>La troisième étape est la mesure de l’acuité visuelle. Celle ci est importante car elle permet de quantifier la gêne du patient. C’est une information précieuse pour le chirurgien au niveau de la décision d’une éventuelle opération. Généralement le seuil d’acuité visuelle pour une éventuelle opération est de 5/10. Il faut savoir que la lecture est conservée lorsqu’il s’agit d’une cataracte nucléaire myopisante, ou altérée pour une cataracte hypermétropisante et sous capsulaire. Il est intéressant de mesurer la vision des contrastes car la cataracte modifie dans un premier temps la perception des contrastes.
<p>		En post-op., une mesure de l’acuité visuelle doit être réalisée pour une future prescription de lunettes et afin d’évaluer le gain d’acuité visuelle.</li>
<li>La quatrième étape est la mesure de la tension intra-oculaire avec le tonomètre à air non contact.<br /> 
<p>		En pré-opératoire, une hypertonie peut traduire l’existence d’un glaucome chronique à angle ouvert qui est la deuxième cause de cécité dans les pays développés. Elle peut également traduire une cataracte intumescente favorisant un glaucome à fermeture d’angle (GAFA) chez les patients prédisposés hypermétrope fort avec une cornée plate et un œil de petit diamètre. Pour la prise en charge post-opératoire, il peut exister une hypertension post-opératoire liée à un reliquat de produit viscoélastique dans la chambre antérieure. (5)</li>
<li>L’examen de la lampe à fente et l’examen du fond d’œil permet au chirurgien de déterminer et de conclure si la baisse d’acuité visuelle est due à la cataracte ou à une autre cause. D’autres pathologies sont importantes à dépister car elles peuvent coexister avec la cataracte et permettent d’établir le pronostic visuel pour le patient après son intervention.
<ul>
<li>Le glaucome, qui est une neuropathie optique primitive pouvant compromettre à terme le pronostic visuel. Cette pathologie concerne 1% de la population de plus de 40 ans. C’est la deuxième cause de cécité dans les pays développés. Il est caractérisé par une destruction progressive du nerf optique. Il y a différents types de glaucome tels que le glaucome à pression normale, le glaucome à fermeture d’angle et le glaucome à angle ouvert.
<p>		On trouve différentes origines : congénitale, traumatique, néovasculaire…</p>
<p>		Les trois éléments à surveiller sont : </p>
<ul>
<li>L’augmentation pathologique de la tension oculaire : mesure au tonomètre à air.</li>
<li>L’élargissement de l’excavation papillaire par destruction des fibres nerveuses (LAF, GDX, HRT…)</li>
<li>L’altération du champ visuel, dont la topographie et la profondeur précèdent à l’atteinte du nerf
<p>			 optique (Goldmann, Champ visuel automatique).</li>
</ul>
<p></p>
</li>
<li>La dégénérescence maculaire liée à l’âge (D.M.L.A)  est la première cause de cécité légale après 50 ans dans les pays industrialisés. Environ 30% des patients en sont atteints après 70 ans. Cette pathologie est un ensemble de lésions organiques irréversibles de la région maculaire, dégénérative, non inflammatoire survenant dans un œil auparavant normal après l’âge de 50 ans, entraînant une altération de la vision centrale. Cette pathologie peut conduire à un état de désavantage social et de handicap. Il y a deux formes principales :
<ul>
<li>La forme atrophique avec des migrations pigmentaires, des drusen séreux…</li>
<li>La forme exsudative comportant des néovaisseaux choroïdiens.</li>
</ul>
<p></p>
<p><!--	</ul>
<p></p>
</li>
</li>
</ul>
<p>&#8211;></p>
<p>Les examens orthoptiques pouvant mettre en évidence les conséquences d’une D.M.L.A sont la grille d’Amsler </p>
<p>(les lignes ondulées), et le champ visuel. (4)</li>
<li>La neuropathie ischémique antérieure aiguë (N.O.I.A.A) est la plus fréquente des atteintes du nerf optique
<p>		chez les sujets de plus de 50 ans. C’est en fait un accident vasculaire de la tête du nerf optique qui serait lié </p>
<p>		à la diminution du débit circulatoire au niveau des artères ciliaires courtes postérieures. Le champ visuel est un</p>
<p>		 élément essentiel d’évaluation de l’atteinte visuelle. Le déficit est généralement altitudinal et souvent inférieur. </p>
<p>		Bien que le déficit puisse aussi prendre n’importe quel aspect comme un scotome central, un élargissement de la tache</p>
<p>		 aveugle, un déficit nasal ou temporal.</p>
<p>		L’acuité visuelle peut varier de l’absence de perception lumineuse à 10/10. (6)</li>
</ul>
</ul>
<p></p>
<p>L’orthoptiste dans sa prise en charge sera amené à faire des examens complémentaires tels que : </p>
<ul>
<li>le calcul d’implant qui prend en compte la kératomètrie et la biométrie est réalisée avec le IOL-MASTER.<br />
<h4><img src="../images/actu9_3.jpg" /><img src="../images/actu9_4.jpg" /></h4>
<p>Le IOL-MASTER étant non contact il permet ainsi d’éviter l’anesthésie locale et exclut tout risque de transmission </p>
<p>		infectieuse et de lésion cornéenne. L’orthoptiste peut l’utiliser. Il effectue toutes les mesures requises pour calculer </p>
<p>		les données des lentilles intra-oculaires. Il permet de déterminer la puissance de la lentille à implanter, la longueur</p>
<p>		 axiale de l’œil, la profondeur de la chambre antérieure et de mesurer la kératomètrie.</p>
<p>		L’exploitation d’une banque de données intégrées permet de choisir et de calculer les lentilles. Cet appareil peut être </p>
<p>		utilisé malgré une forte amétropie, le diamètre de la pupille et la faculté d’accommodation de l’œil n’influent pas sur </p>
<p>		les résultats des mesures.</p>
<p>		Cependant il peut arriver qu’on ne puisse pas effectuer le calcul d’implant avec le IOL si la cataracte est trop dense, </p>
<p>		le laser ne pouvant pas traverser le cristallin.</p>
<p>		Dans ce cas, il faudra prendre la mesure de la kératomètrie avec le IOL et déterminer la longueur axiale de l’œil à </p>
<p>		l’aide de l’échographie A.</p>
<p>		Il existe deux calculs différents d’implants qui sont intégrés au IOL. Ses différentes formules incluent au minimum la </p>
<p>		longueur axiale (L) et la kératomètrie centrale (K). On distingue les formules dites théoriques et les formules dites de </p>
<p>		régression.</p>
<ul>
<li>Les formules théoriques font référence aux lois de l’optique géométrique avec détermination du pouvoir optique d’un système optique complexe.</li>
<li>Les formules de régression sont fondées sur une étude statistique de résultats réfractifs obtenus avec tel ou tel type d’implant.</li>
</ul>
<p></p>
<p>		En 1980, Sanders, Retzlaff et Kraff ont proposé une formule d’utilisation de régression linéaire : </p>
<p>		P IOL= A – 0.9K – 2.5 L où A est la constante qui résume les caractéristiques de l’implant vis à vis de la position de</p>
<p>		 l’implant par rapport à la cornée, et K est la kératomètrie moyenne en dioptries. Cette formule est appelée SRK II.</p>
<p>		La formule SRK/T est une formule théorique de deuxième génération c’est à dire qui corrèle la position effective de </p>
<p>		l’implant à la longueur axiale.</p>
<p>		En 1996, Holladay intègre dans sa formule en plus de la profondeur de la chambre antérieure pré-opératoire et l’épaisseur </p>
<p>		du cristallin, le diamètre cornéen de blanc à blanc, l’âge du patient et la réfractive pré-opératoire.</p>
<p>		La formule SRK/T est souvent utilisée pour les fortes myopies ou les faibles amétropies tandis que la formule Holladay </p>
<p>		gagne en précision pour les fortes hypermétropies. (7)</p>
<h4><img src="../images/actu9_5.jpg" /><img src="../images/actu9_6.jpg" /><img src="../images/actu9_7.jpg" /></h4>
</li>
<li>Le Pentacam est un topographe du segment antérieur et un outil thérapeutique accessible aux orthoptistes.
<p>		Le Pentacam est un appareil non contact et un moyen de vérification de la position d’un implant intraoculaire. Il mesure :</p>
<ul>
<li>les distances de sécurité entre l’implant et l’endothélium cornéen.</li>
<li>les rapports de cet implant après la chirurgie (luxation ?).</li>
</ul>
<p></p>
</li>
<li>Un champ visuel peut être prescrit et sera réalisé par un orthoptiste pour un patient glaucomateux. Si la cataracte est totale  on fera un test au V/4 du Goldman pour vérifier le fonctionnement de la rétine et évaluer le restant visuel.</li>
</ul>
<p></p>
<p>		Les autres examens complémentaires dépendent du contexte et seront réalisés par un ophtalmologiste. </p>
<ul>
<li>Il peut y avoir une échographie mode B si le fond d’œil est impossible à réaliser et si on suspecte un décollement de rétine, ou une tumeur oculaire. </li>
<li>Une microscopie spéculaire peut être indiquée devant une dystrophie endothéliale (cornéa guttata…), une densité en deçà de 1000 cellules par mm2 augmente le risque d’œdème cornéen post-opératoire et nécessite de réaliser une greffe de cornée associée.</li>
<li>Une angiographie à la fluorescéine permet d’explorer la rétine de toutes les pathologies rétiniennes et en particulier des D.M.L.A et les patients diabétiques. </li>
</ul>
<p></p>
<h4><img src="../images/actu9_8.jpg" /></h4>
<p></p>
<p>		L’orthoptiste pourra également intervenir dans deux situations particulières : la cataracte congénitale et la diplopie binoculaire après une opération de la cataracte. </p>
<ul>
<li>La cataracte congénitale pose un problème thérapeutique qui fait toute la gravité de l’affection.
<p>Les circonstances de découvertes sont généralement : une leucocorie, l’absence d’éveil de la vision, un retard du développement psychomoteur, un strabisme, une microphtalmie ou lors d’un examen systématique. Le signe de Franceschetti où le nourrisson comprime ses globes oculaires et le signe de l’éventail où l’enfant passe ses mains de façon répétée devant ses yeux sont 2 signes d’appel d’amblyopie. L’enfant cherchant à se créer des phosphènes (perceptions lumineuses). Toutes formes de cataractes totales ou une opacité centrale, ont un retentissement sévère sur la fonction visuelle qu’elles altèrent très rapidement.</p>
<p>La prise en charge orthoptique sera essentiellement après une intervention.</p>
<p>Le premier enjeu est d’étudier l’amblyopie provoquée par la cataracte. L’examen dépend de plusieurs facteurs : la précocité de la première consultation, l’âge de l’enfant, la profondeur de l’amblyopie et le caractère uni ou bilatéral. L’apparition d’un nystagmus est liée à l’âge de l’opacification de la cataracte. Environ 2/3 des cas avant un an ont un nystagmus contre moins de 10% après un an. Le type de nystagmus dépend en général de l’uni ou bilatéralité de la cataracte.</p>
<p>Les cataractes bilatérales obturantes avant l’âge d’un an présentent dans 70% des cas un trouble du développement de la fonction visuelle et une apparition d’un nystagmus congénitale patent. Ceci explique le mauvais pronostic visuel des cataractes bilatérales.</p>
<p>Pour les cataractes unilatérales avec une opacification avant l’âge d’un an, on note dans 60% des cas un syndrome de strabisme précoce, en général non alternant, avec des conséquences sur la fixation de l’œil sain, la présence d’un torticolis de fixation en adduction et une intorsion avec un nystagmus manifeste latent.</p>
<p>En cas d’opacification secondaire, on retrouve un strabisme « sensoriel » sans association avec un nystagmus.</p>
<p>Les cataractes apparues après l’âge d’un an, ne présentent que 10% de nystagmus congénital patent, d’où leur meilleur pronostic visuel.(8)</p>
<p>L’orthoptiste doit étudier : </p>
<ul>
<li>Le regard préférentiel pour les enfants d’âge pré-verbal.</li>
<li>L’acuité visuelle dans différentes conditions (en vision de loin-près, avec ou sans sa correction, en position de torticolis
<p>	 s’il existe, sur tests isolés ou regroupés …)</li>
<li>La fixation (centrale stable ou instable, nystagmique, excentrique stable ou instable..)</li>
</ul>
<p></p>
<p>Le traitement d’une amblyopie est dépendant de la profondeur de l’amblyopie, de l’âge de l’enfant et de son temps d’éveil. Il est essentiellement composé du port constant de la correction optique totale avec une monture adaptée, et de l’occlusion du meilleur œil par patch, par pénalisation médicamenteuse ou optique. (9)</p>
<ul>
<li>L’occlusion par patch dépend de l’acuité visuelle. Si l’acuité visuelle est inférieure à 5/10, l’occlusion du meilleur œil sera totale. Si l’acuité visuelle est supérieure à 6/10 l’occlusion sera quotidienne (quelques heures par jours).</li>
<li>La pénalisation médicamenteuse, se fait sous atropine 0,3% ou 0,5%. La durée de ce traitement est de 15 jours. Cette méthode de traitement est toutefois gênante car il peut y avoir des effets allergisants.</li>
<li>La Pénalisation optique consiste à mettre soit une sur correction avec un verre convexe, soit une sous correction avec un verre concave sur le meilleur œil. Elle peut également se faire à l’aide de filtre Ryser calibré, en cas d’amblyopie relative et lorsque la différence d’acuité visuelle entre les deux yeux est inférieure ou égale à 4/10. La pénalisation optique permet de consolider le traitement par occlusion.</li>
</ul>
<p></p>
</li>
<li>La diplopie après une chirurgie de la cataracte est une des complications non négligeables car elle est source de troubles gênants. On retrouve 3 étiologies pour ce type de diplopie :
<ul>
<li>une blessure musculaire ou nerveuse.</li>
<li>une décompensation d’une hétérophorie latente.</li>
<li>un strabisme préexistant.</li>
</ul>
<p>La prise en charge orthoptique en pré-opératoire permet de dépister avant une intervention les personnes ayant un strabisme avec une correspondance rétinienne anormale ainsi que les personnes susceptibles de faire une décompensation de leur phorie. Pour ces derniers, nous pouvons faire quelques séances de rééducation pré-opératoire afin de minimiser le risque de diplopie post-opératoire.</p>
<p>En post-opératoire, l’orthoptiste doit étudier la diplopie afin d’orienter le patient vers une correction prismatique la plupart du temps ou vers une chirurgie si la diplopie est trop importante, stable depuis longtemps, ou avec un élément de torsion.</p>
</li>
</ul>
<p></p>
<p>L’orthoptiste a un rôle dans le bilan pré et post-opératoire d’un patient atteint de la cataracte. Son aide est appréciée par les</p>
<p> chirurgiens car il peut réaliser des mesures précises et nécessaires qui leur permettent de prendre les bonnes décisions thérapeutiques.</p>
<p>Le décret de compétence fait évoluer le savoir faire orthoptique. Il permet à l’orthoptiste de collaborer encore plus étroitement avec l’ophtalmologiste.</p>
<p></p>
<p>REMERCIEMENTS : à Madame Hervault et à son équipe pour leur soutien et pour la relecture de cet article.</p>
<h5>BIBLIOGRAPHIE.</h5>
<p>	</p>
<ol>
<li>Dupeyron.G . La chirurgie de la cataracte histoire d’un progrès chirurgical. Journal français d’orthoptique. 2007 ; 71-78.</li>
<li>Décret n° 2007-1671 du 27 novembre 2007.</li>
<li>Gauthier-Fournet.L. Pentacam un outil polyvalent utilisable en routine. Les cahiers d’ophtalmologie.2008 ; 116 : 27-31.</li>
<li>Dupeyron.G. La prise en charge du patient atteint de D.M.L.A. Journal français d’orthoptique. 2007 ; 39 : 105-115.</li>
<li>Pouliquen.Y. Précis d’ophtalmologie. Edition Masson. 1984 ; 238-254.</li>
<li>Vignal.C, Miléa.D. Neuro-ophtalmologie. Edition EMC. 2002 ; 96-103. </li>
<li>Thong Than. T.  Les différents calculs d’implants en chirurgie réfractive. Notre chirurgie réfractive en 2007 ; 95-100.</li>
<li>Thouvenin.D. Nystagmus et cataractes congénitales. Journal Français d’orthoptique.
<p>2003 ; 35</p>
</li>
<li>Jeanrot N et F. Manuel de strabologie. Edition Masson. 2003 ; 79-89.</li>
</ol>
<p>	</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>SFO 2008</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/sfo-2008/2008/06/22/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 20:13:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 114&#232;me congr&#232;s de la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d&#8217;Ophtalmologie s&#8217;est tenu du 6 au 10 mai 2008 au Palais des Congr&#232;s &#224; Paris, Porte Maillot.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><u>M. Streho, R. Dariel, H&ocirc;pital du Val-de-Gr&acirc;ce, Paris</u></h4>
<p>Le 114&egrave;me congr&egrave;s de la Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&rsquo;Ophtalmologie s&rsquo;est tenu du 6 au 10 mai 2008 au Palais des Congr&egrave;s &agrave; Paris, Porte Maillot.</p>
<p>Nous avons assist&eacute; lors de la session &laquo; Cataractes et chirurgie r&eacute;fractive intra-oculaire &raquo; du lundi 12 mai &agrave; plusieurs pr&eacute;sentations sur la chirurgie de la cataracte par la technique bi-manuelle. Les principaux th&egrave;mes abord&eacute;s sont des sujets tr&egrave;s d&eacute;battus comme l&rsquo;astigmatisme induit en fonction de la taille de l&rsquo;incision, l&rsquo;&eacute;chauffement de l&rsquo;incision avec la r&eacute;duction de la taille de l&rsquo;incision.</p>
<p>La premi&egrave;re &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par A. Abenha&iuml;m, B. Amari et M. Doat (Paris) s&rsquo;intitule &laquo; Incidence de la taille de l&rsquo;incision corn&eacute;enne sur l&rsquo;astigmatisme induit en post-op&eacute;ratoire dans la chirurgie de la cataracte &raquo;. Ils se sont int&eacute;ress&eacute;s &agrave; cette question tant d&eacute;battue sur l&rsquo;astigmatisme induit en fonction de la taille de l&rsquo;incision. Ils ont &eacute;tudi&eacute; trois groupes de 30 patients chacun: un groupe en co-axiale de 3,2 mm, un groupe en co-axiale de 2,2 mm et un groupe en bi-manuelle de 1,5 mm. Les crit&egrave;res &eacute;tudi&eacute;s ont &eacute;t&eacute; l&rsquo;acuit&eacute; visuelle, l&rsquo;astigmatisme, la k&eacute;ratom&eacute;trie pr&eacute;- et post-op&eacute;ratoire &agrave; J10, M1 et M3. Toutes les incisions &eacute;taient auto-&eacute;tanches et r&eacute;alis&eacute;es sans sutures. L&rsquo;acuit&eacute; visuelle post-op&eacute;ratoire &eacute;tait sup&eacute;rieure dans les trois groupes sans diff&eacute;rence significative. La m&eacute;thode de calcul de l&rsquo;astigmatisme &eacute;tait celle de Holladay. Il n&rsquo;y a pas eu de diff&eacute;rence significative pour l&rsquo;astigmatisme moyen dans les trois groupes. Cependant le cylindre moyen induit &agrave; M3 diff&egrave;re dans les trois groupes de mani&egrave;re statistiquement significative en faveur de la bi-manuelle. En effet, le plus faible cylindre moyen induit est celui du groupe bi-manuel avec 0,4 +/- -0,31 D.</p>
<p><img src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/actu8_1.jpg" alt="" title="actu8_1" width="605" height="205" class="aligncenter size-full wp-image-45" /></p>
<p>Cette &eacute;tude montre qu&rsquo;il existe une neutralit&eacute; quasi-totale de l&rsquo;incision de 1,5 mm en bi-manuelle, d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de diminuer la taille des incisions le plus possible. A noter qu&rsquo;il manque &agrave; cette &eacute;tude un groupe en co-axiale de 1,8 mm, que l&rsquo;auteur est en train de compl&eacute;ter.</p>
<p>Nous avons retenu la pr&eacute;sentation d&rsquo;une deuxi&egrave;me &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par S. Dupont-Monod, A. Chassignol, A. Grise, A. Labbe et C. Baudouin (Paris) intitul&eacute;e &laquo; Analyse thermographique per-op&eacute;ratoire des incisions de phaco&eacute;mulsification &raquo;. Cette &eacute;tude s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute;e &agrave; la temp&eacute;rature in situ des diff&eacute;rentes incisions dans la chirurgie de la cataracte. La taille des incisions de plus en plus petit soul&egrave;ve le probl&egrave;me de la temp&eacute;rature des incision et notamment des br&ucirc;lures corn&eacute;ennes survenant au-del&agrave; de 60&deg;C. Ils ont constitu&eacute; les groupes suivants : co-axiale de 2,75 mm, co-axiale de 2,2 mm, co-axiale de 1,8 mm et bi-manuelle de 1,3 mm. La technique de mesure utilis&eacute;e &eacute;tait une thermographie &agrave; infrarouge &agrave; guidage laser mesurant la temp&eacute;rature de surface. L&rsquo;&eacute;missivit&eacute; de la corn&eacute;e humaine a &eacute;t&eacute; d&eacute;termin&eacute;e &agrave; e=0,9 en fonction de mesures in vitro et chez l&rsquo;animal. La mesure de la temp&eacute;rature a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e pendant toute la dur&eacute;e de la chirurgie, compar&eacute;e entre les diff&eacute;rents temps op&eacute;ratoires et entre les diff&eacute;rents groupes.</p>
<p><img src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/actu8_2.jpg" alt="" title="actu8_2" width="517" height="294" class="aligncenter size-full wp-image-46" /></p>
<p>Le premier r&eacute;sultat int&eacute;ressant est que la temp&eacute;rature n&rsquo;a jamais d&eacute;pass&eacute; les 30&deg;C. Les temp&eacute;ratures moyennes sont &agrave; l&rsquo;installation de 30&deg;C, lors de l&rsquo;anesth&eacute;sie par gel de Xyloca&iuml;ne de 25,3&deg;C, &agrave; la phase phaco 1 de 28,8&deg;C, &agrave; la phase de phaco 2 de 29,3&deg;C, &agrave; l&rsquo;IA de 27&deg;C et au lavage de visqueux de 25&deg;C. Cette &eacute;tude ne retrouve pas de diff&eacute;rence statistiquement significative entre les diff&eacute;rents groupes, m&ecirc;me s&rsquo;il existe une tendance &agrave; l&rsquo;&eacute;chauffement en bi-manuelle lors de l&rsquo;utilisation des ultrasons, sans jamais d&eacute;passer les 30&deg;C. Il est int&eacute;ressant &agrave; noter que la temp&eacute;rature diminue surtout au moment de l&rsquo;IA et notamment dans le groupe bi-manuel, probablement en rapport avec l&rsquo;absence de manchon. Selon cette &eacute;tude, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;augmentation importante de la temp&eacute;rature corn&eacute;enne de surface quelque soit la technique et la taille de l&rsquo;incision.</p>
<p>Finalement nous vous pr&eacute;sentons une &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par D. Deidier (Toulon) intitul&eacute;e &laquo; Int&eacute;r&ecirc;ts de la B-MICS dans les chirurgies combin&eacute;es cataracte + scl&eacute;rectomie, &agrave; propos de 45 cas et un recul de 1 an &raquo;. Il s&rsquo;agissait de la pr&eacute;sentation d&rsquo;une technique chirurgicale innovante associant les avantages de la bi-manuelle pour la chirurgie de la cataracte avec une incision de 1,3 mm agrandie &agrave; 1,7 mm &agrave; celle de la scl&eacute;rectomie. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une &eacute;tude prospective portant sur 45 yeux. Les implants utilis&eacute;s &eacute;taient des MI60 de chez B&amp;L et des Microslim de chez &hellip; L&rsquo;&eacute;tude a montr&eacute; une r&eacute;cup&eacute;ration de l&rsquo;acuit&eacute; visuelle d&eacute;s J8, une absence d&rsquo;astigmatisme induit &agrave; J30 et en moyenne 2% de perte de cellules endoth&eacute;liales. Les pressions intra-oculaires &eacute;taient en moyenne de 14 mmHg &agrave; J1, de 12 mmHg &agrave; J8, de 12 mmHg &agrave; J30 et de 12 mmHg &agrave; M6. Il a &eacute;t&eacute; not&eacute; une baisse des complications li&eacute;e &agrave; la stabilit&eacute; de la chambre ant&eacute;rieure, une r&eacute;cup&eacute;ration rapide probablement li&eacute;e &agrave; diminution de la rupture de la barri&egrave;re h&eacute;mato-aqueuse. Au total l&rsquo;auteur a conclu sur son &eacute;tude que cette technique permettait de diminuer les taux de complications, de r&eacute;cup&eacute;rer de mani&egrave;re plus rapide et de travailler en vase clos.</p>
<p>Ces &eacute;tudes mettent l&rsquo;accent sur les avantages (s&eacute;curit&eacute;, absence d&rsquo;astigmatisme induit, pas d&rsquo;&eacute;chauffement des incisons au-del&agrave; de 30&deg;C) et les diff&eacute;rentes possibilit&eacute;s (technique chirurgicale combin&eacute;e) qu&rsquo;offrent la technique de la bi-manuelle.</p>
<p>Au milieu des ces nouveaut&eacute;s lors des s&eacute;ances d&eacute;di&eacute;es &agrave; la phaco, il a beaucoup &eacute;t&eacute; question des nouvelles donn&eacute;es concernant la pr&eacute;vention de l&rsquo;endophtalmie post op&eacute;ratoire. Depuis juin dernier et les r&eacute;sultats du groupe d&rsquo;&eacute;tude europ&eacute;en sur l&rsquo;endophtalmie, l&rsquo;ESCRS a propos&eacute; un nouveau protocole avec l&rsquo;injection intracam&eacute;rulaire de 1 mg de c&eacute;furoxime en chambre ant&eacute;rieure en fin d&rsquo;intervention. Pour m&eacute;moire le taux d&rsquo;endophtalmies prouv&eacute;es passait de 0.25% &agrave; 0.05% en comparaison avec le groupe t&eacute;moin ! Ceci ayant d&rsquo;ailleurs entra&icirc;n&eacute; l&rsquo;arr&ecirc;t pr&eacute;matur&eacute; des inclusions avant le nombre pr&eacute;vu initialement&hellip;Quelques questions sont encore en suspens, en particulier sur la m&eacute;thode de pr&eacute;paration de la c&eacute;furoxime (mol&eacute;cule particuli&egrave;rement instable) pouvant rendre son acc&egrave;s difficile pour certains. Nous attendons les recommandations de l&rsquo;AFFSAPS pour les donn&eacute;es plus r&eacute;glementaires qui devraient assurer une large diffusion de cette nouvelle pratique.</p>
<p>Nous tenons &agrave; f&eacute;liciter et &agrave; remercier tout particuli&egrave;rement les auteurs d&rsquo;avoir partag&eacute; avec nous leurs r&eacute;sultats pr&eacute;liminaires.</p>
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		<title>JRO 2008</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/jro-2008/2008/03/30/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 17:41:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://phacobimanuelle.net/fr/?p=12</guid>
		<description><![CDATA[JRO : Phacobimanuelle.net aux Journées de Réflexions Ophtalmologiques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les 8èmes JRO, coordonnées par Christophe Baudouin et Pierre-Yves Santiago, se sont tenues les 13,14 et 15 mars à la Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie. Animées par 140 ophtalmologistes, elles ont attiré plus de 1000 participants, très assidus, au point que souvent, les salles de cours étaient remplies jusqu’au dernier siège et que certains suivaient les communications debout.</p>
<p>Le congrès s&#8217;est ouvert par la retransmission de 19 actes de chirurgie en direct des blocs des XV-XX. Plusieurs interventions de phacoémulsification par micro-incision, certaines combinées à des chirurgies de glaucome ont été réalisées par F Auclin, PO Barale, C Baudouin, C Boureau, S Leroux Les Jardins, D Monnet, JC Rigal-Sastourné, T Rodallec et M Weiser.<br />
Le soir, beaucoup se sont retrouvés à la grande galerie de l’évolution pour un symposium dont le thème, « la chirurgie au cœur de l’évolution », soulignait le passage progressif de la chirurgie de remplacement du cristallin opacifié vers une chirurgie à l’ambition de plus en plus réfractive, tournée vers la correction des aberrations sphériques, des astigmatismes et la compensation de la presbytie. Cette soirée était animée par des présentations de C. Baudouin comparant mini-coaxiale et phaco-bimanuelle qui pour lui conserve l’avantage dans les chirurgies combinées. Puis J. Colin a dressé un panorama des évolutions de la chirurgie de la cataracte, en s’arrêtant particulièrement sur les progrès amenés par les implants asphériques. Ensuite, JL Arné a dressé un tableau historique de la chirurgie réfractive, du cryotour de Barraquer jusqu’au laser femtoseconde. Enfin, une table ronde a réuni D Deydier, P Levy, PJ Pisella T Amzallag et JC Rigal Sastourné pour débattre des mérites comparés de la phacoémulsification bi-axiale et mini-coaxiale, de la gestion des astigmatismes et des aberrations sphériques cornéennes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-13" title="actu7" src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/actu7.jpg" alt="" width="638" height="425" /><br />
Samedi 14 mars, P Rozot a dirigé une session sur les implants. P Vo Tan a dressé un panorama détaillé des désormais nombreux implants de micro-incision. Partout, la tendance est à la réduction des tailles d’incisions et à des systèmes d’injection à la berge ou en tunnel permettant de passer par toujours plus étroit. Aujourd’hui le SN 60 monobloc hydrophobe asphèrique d’Alcon* passe par 2,2mm à la berge et bientôt en tunnel avec la cartouche d’injection type D. Chez Physiol*, le Slimflex , implant hydrophile avec 4 haptiques en « oreilles » passe par 2,2 et le Microslim, d’architecture voisine passe par 1,8.</p>
<p>Zeiss* propose l’Acrylisa (Acritek) injectable aussi par 1,8. Il en existe une version multifocale et asphérique avec des anses en PMMA.</p>
<p>Alcon devrait commercialiser au second semestre 2006 son système de phacoémulsification coaxiale par 2,2mm et un système d&#8217;injection de son implant monobloc SA60 passant par cette taille. Au cours de la session sur les implants dans la cataracte, l&#8217;injection de l&#8217;Acrysof SA60 par une incision de 2mm a été présentée avec l&#8217;injecteur adossé à la berge de l&#8217;incision.<br />
Toujours injectable à la berge par 1,8mm, Bausch &amp; Lomb* propose l’Akreos MI 60 asphérique. Pour la même taille d’incision, Human optics* propose lui le MC 611, asphérique, qui existe aussi en « Jaune » (avec filtre lumière bleue). Cornéal* propose le Quattrix préchargé, monobloc injectable par 2,4mm. Enfin Hoya* offre le PY-60 R, blanc ou jaune, à anses rapportées en PMMA, injectable par 2,3 et dans un proche avenir par 1,8.<br />
Ensuite, JL Nguyen Khoa a réalisé une remarquable présentation sur les indications et le choix des implants asphériques. Comment calculer l’aberration sphérique cornéenne avec un vieux kératomètre, en upgradant un Orbscan, ou confortablement avec un aberromètre dernier cri, et choisir l’implant asphèrique le mieux adapté à ces mesures.<br />
Enfin, P Rozot et JP Chevallier ont réalisé des topos très complets et riches de leur longue expérience des implants multifocaux.</p>
<p>L’après midi, un cours complet de chirurgie de la cataracte par micro incision permettait de profiter de l’expérience et des « trucs et astuces» d’opérateurs chevronnés : C Boureau, M Weiser, P Levy et P Rozot.</p>
<p>Outre ces rendez vous avec la MICS, les JRO proposaient comme chaque année, dans tous les domaines de la spécialité, de nombreux cours très bien faits, mêlant avec justesse mises au point sur les nouveautés et rappels pratiques des fondamentaux. D’une édition à l’autre, ces trois journées s’affirment bien comme le premier temps fort de l’année ophtalmologique, et un passionnant préliminaire au congrès de la SFO où Phacobimanuelle vous donne bientôt rendez-vous.</p>
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		<title>E.S.C.R.S 2007</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Sep 2007 18:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;&#233;dition 2007 du congr&#232;s de l&#8217;European Society of Cataract and Refractive Surgeons s&#8217;est d&#233;roul&#233;e dans la ville d&#8217;Alfred Nobel du 8 au 12 septembre. Plus de 5000 ophtalmologistes de 50 pays ont assist&#233; &#224; ce XXV&#232;me congr&#232;s pr&#233;sid&#233; par le Pr I. PALLIKARIS (Cr&#234;te) &#224; l&#8217;international Congress Center de Stockholm qui a accueilli 100 cours, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;&eacute;dition 2007 du congr&egrave;s de l&#8217;European Society of Cataract and Refractive Surgeons s&#8217;est d&eacute;roul&eacute;e dans la ville d&#8217;Alfred Nobel du 8 au 12 septembre. Plus de 5000 ophtalmologistes de 50 pays ont assist&eacute; &agrave; ce XXV&egrave;me congr&egrave;s pr&eacute;sid&eacute; par le Pr I. PALLIKARIS (Cr&ecirc;te) &agrave; l&#8217;international Congress Center de Stockholm qui a accueilli 100 cours, 8 symposiums, 1000 communications orales et plusieurs centaines de posters &eacute;lectroniques.<br />
Les sujets les plus attractifs sont trait&eacute;s &agrave; travers des communications scientifiques comme toujours extr&ecirc;mement riches et nous avons mis en &eacute;vidence quelques points forts et nouveaut&eacute;s dans les domaines de la chirurgie de la cataracte et du glaucome.</p>
<p><span id="more-37"></span></p>
<h2>1. La chirurgie de la cataracte</h2>
<p>La pr&eacute;vention de l&#8217;endophtalmie a &eacute;t&eacute; un des points forts de ce congr&egrave;s. Les communications (orales, films et posters &eacute;lectroniques) sont domin&eacute;es par l&#8217;&eacute;volution des techniques chirurgicales par incision &eacute;troites et des implants intraoculaires am&eacute;liorant &agrave; la qualit&eacute; de vision. Le march&eacute; des implants est anim&eacute; par le rachat de la Soci&eacute;t&eacute; Acri.Tec commercialisant depuis 6 ans les implants de microincisions Acri.Smart (monofocal) et Acri.lisa (multifocal) par la Soci&eacute;t&eacute; Carl Zeiss M&eacute;ditec. Ce rachat va dynamiser et valoriser le domaine de chirurgie par micro-incisions inf&eacute;rieures &agrave; 1.5 mm.</p>
<h3>Technique chirurgicale : mydriatiques, microincisions et nouveaux mat&eacute;riels</h3>
<p>L&#8217;injection intracam&eacute;rulaire de mydriatique au d&eacute;but de la phaco&eacute;mulsification permet d&#8217;&eacute;viter l&#8217;instillation de collyres pr&eacute;-op&eacute;ratoires. Cette injection de mydriatique m&eacute;lang&eacute; &agrave; la lidocaine intracam&eacute;rulaire permet d&#8217;obtenir une dilation &agrave; 95% +/-3% de la taille maximum de la mydriase pupillaire en 20 secondes. Le cocktail de 150 microlitres comprend cyclopentolate 1%, ph&eacute;nyl&eacute;phrine 1.5% et xylocaine 1% sans conservateur. Il n&#8217;entra&icirc;ne pas d&#8217;inflammation, de perte endoth&eacute;liale suppl&eacute;mentaire, ni de complication cardiovasculaire. Il pr&eacute;sente un int&eacute;r&ecirc;t pour redilater les pupilles en cours d&#8217;intervention, dans l&#8217;iris floppy syndrome et peut &ecirc;tre utilis&eacute; en routine d&#8217;apr&egrave;s BEHNDIG (Su&egrave;de).</p>
<p>Les avantages de la MICS permettent de diminuer la quantit&eacute; et le temps d&#8217;ultrasons d&eacute;livr&eacute;s dans l&#8217;&oelig;il pendant la chirurgie (PAUL, KURZ), ne change pas l&#8217;asph&eacute;ricit&eacute; corn&eacute;enne et n&#8217;induit pas d&#8217;aberration d&#8217;ordre &eacute;lev&eacute; (BELLUCCI)</p>
<p>Les avantages de la minicoaxiale se r&eacute;sument &agrave; l&#8217;absence de courbe d&#8217;apprentissage et d&#8217;instrumentation sp&eacute;cifique (HAUSTERMANS).</p>
<p>Microphaco par O.7mm : BISWAS (Inde) compare en terme de r&eacute;sultats post-op&eacute;ratoires (US utilis&eacute;s, perte endoth&eacute;liale, &eacute;paisseur corn&eacute;enne, volume de BSS utilis&eacute;) deux s&eacute;ries de patients op&eacute;r&eacute;s en Bi-MICS 22 gauge (0.7 mm) par deux machines : AMO Sovereign Ice et ALCON Legacy N&eacute;osonix. Il conclue &agrave; la plus grande efficacit&eacute; et meilleure s&eacute;curit&eacute; de AMO Sovereign Ice pour la Microphaco par 0.7 mm.<br />
La pi&egrave;ce &agrave; main OZIL (Alcon) permet de d&eacute;livrer des US torsionels par l&eacute;g&egrave;re rotation de la sonde sur son axe. Cette technologie augmenterait les ph&eacute;nom&egrave;nes de cavitation et am&eacute;liorerait l&#8217;effet coupant de la sonde &eacute;mulsificatrice. C&#8217;est ce qu&#8217;a montr&eacute; MIYOSHI (Japon) vainqueur de l&#8217;Alcon Vid&eacute;o Comp&eacute;tition gr&acirc;ce &agrave; un enregistrement ultrarapide des mouvements de la sonde phaco. Il y aurait quatre fois plus de points de contact et de coupe sur le noyau cristallinien en US torsionnel qu&#8217;en US classique dans une m&ecirc;me unit&eacute; de temps ; c&#8217;est l&#8217;effet rasoir li&eacute; aux US torsionels amplifi&eacute; par la l&eacute;g&egrave;re angulation de l&#8217;extr&eacute;mit&eacute; de la sonde Kelman. Attention &ccedil;a coupe encore plus &hellip;</p>
<p>La plateforme MICS de Bausch &amp; Lomb s&#8217;enrichit du nouveau phaco&eacute;mulsificateur STELLARIS d&eacute;di&eacute; &agrave; la microincision inf&eacute;rieure &agrave; 2 mm. STELLARIS a fait l&#8217;objet d&#8217;un symposium de pr&eacute;sentation. Il propose un &eacute;cran tactile 15 pouces, une pi&egrave;ce &agrave; main l&eacute;g&egrave;re et ergonomique &agrave; 6 cristaux pi&eacute;zo-&eacute;lectriques, une p&eacute;dale multifonction reli&eacute; par Blue-tooth (sans fil), des modalit&eacute;s &eacute;tendues d&#8217;&eacute;mission d&#8217;ultrason discontinue et une nouvelle pompe Venturi permettant une aspiration plus puissante (600mm Hg). Cet &eacute;quipement est d&eacute;di&eacute; &agrave; la phaco-coaxiale par 1.8 mm et la bi-axiale par 1.2 mm.</p>
<h3>Implants intraoculaires : qualit&eacute; optique, blue blockers, asph&eacute;ricit&eacute;, multifoclait&eacute;</h3>
<p>GATINEL (France) a pr&eacute;sent&eacute; une &eacute;tude originale sur l&#8217;&eacute;valuation de la qualit&eacute; optique des implants multifocaux &laquo; in vivo &raquo; gr&acirc;ce &agrave; KALEO (Phasics, France) : nouvel appareil exp&eacute;rimental combinant les principes d&#8217;un ab&eacute;rom&egrave;tre de Shack-Hartmann et d&#8217;un interf&eacute;rom&egrave;tre &agrave; d&eacute;calage multilat&eacute;ral (SID4) pour augmenter la r&eacute;solution de l&#8217;analyse du front d&#8217;onde et mesurer la fonction de transfert de modulation ( MTF). Il a montr&eacute; les effets optiques li&eacute;s &agrave; la distorsion du front d&#8217;onde caus&eacute; par un implant multifocal en position intraoculaire ainsi que les aberrations induites par exemple par les haptiques.</p>
<p>La controverse sur les implants jaunes ( blue blockers) continue de s&#8217;enrichir avec plusieurs communications sur les effets et les cons&eacute;quences de ces implants blue blockers ( Acrysof Natural, Hoya AF-1, Yellowflex Physiol). Pour MAINSTER (USA) il n&#8217;existe toujours aucune preuve scientifique de l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; bloquer la lumi&egrave;re bleu pour prot&eacute;ger efficacement la r&eacute;tine de la DMLA. Par contre, la lumi&egrave;re bleue stimule le syst&egrave;me limbique c&eacute;r&eacute;bral &agrave; l&#8217;origine de la r&eacute;gulation de l&#8217;humeur et des rythmes biologiques circadiens. Ces IOL blue blockers repr&eacute;sentent un danger, en diminuant le degr&eacute; de satisfaction de la chirurgie de la cataracte chez les sujets &acirc;g&eacute;s et en diminuant la sensibilit&eacute; aux contrastes m&eacute;sopiques et scotopiques, mais aussi en augmentant les risques de d&eacute;pression. Pour GERSTMEYER (Allemagne), la diminution de la s&eacute;cr&eacute;tion de m&eacute;latonine apr&egrave;s implantation d&#8217;IOL jaune explique la diminution des performances mentales. Pour FRANCHINI (Italie), il est pr&eacute;f&eacute;rable de bloquer les UV et le violet pour diminuer la toxicit&eacute; de la lumi&egrave;re sur la r&eacute;tine sans alt&eacute;rer la sensibilit&eacute; aux contrastes en faible luminosit&eacute; comme dans une pi&egrave;ce sombre ou lors d&#8217;une promenade en for&ecirc;t.</p>
<p>PACKER (USA) consid&egrave;re que l&#8217;augmentation de la sensibilit&eacute; aux contrastes et de la qualit&eacute; de l&#8217;image peut &ecirc;tre obtenue en annulant l&#8217;aberration sph&eacute;rique Z(4,0) de l&#8217;&oelig;il pseudophake gr&acirc;ce &agrave; un implant asph&eacute;rique qui corrige l&#8217;asph&eacute;ricit&eacute; positive de la corn&eacute;e. Pour cela, 2 implants &agrave; asph&eacute;ricit&eacute; n&eacute;gative (Z9000 AMO &agrave; &ndash;0.27microns, SN60WF ALCON &agrave; &ndash;0.20 microns) et un implant &laquo; aberration free &raquo; ou neutre ( LI60 BAUSCH ET LOMB) sont implant&eacute;s chez les patients en fonction de l&#8217;asph&eacute;ricit&eacute; corn&eacute;enne pr&eacute;-op&eacute;ratoire. 95% des patients ont une asph&eacute;ricit&eacute; corn&eacute;enne pr&eacute;op&eacute;ratoire comprise entre +0.20 et +0.27 microns qui sera corrig&eacute; par un IOL asph&eacute;rique n&eacute;gatif. 5% des yeux avec une asph&eacute;ricit&eacute; nulle et les LASIK hyperm&eacute;tropiques qui ont une asph&eacute;ricit&eacute; n&eacute;gative, seront corrig&eacute;s par un IOL neutre. Il est ainsi possible de personnaliser l&#8217;implantation pseudophake pour obtenir une Z(4,0) post op&eacute;ratoire nulle et de meilleurs r&eacute;sultats visuels avec une meilleure qualit&eacute; d&#8217;image. Toutefois, 2 autres &eacute;tudes pr&eacute;conisent une apsh&eacute;ricit&eacute; post-op&eacute;ratoire &agrave; +0.11 ou +0.12 microns pour avoir une supervision &agrave; 12/10&hellip; Bien entendu le chirurgien doit conna&icirc;tre l&#8217;aberration sph&eacute;rique induite par sa chirurgie pour ce type de correction, &agrave; titre d&#8217;exemple la chirurgie MICS biaxiale induit en moyenne +0.03 microns d&#8217;aberrations.</p>
<p>L&#8217;essor et le succ&egrave;s des nouvelles optiques multifocales se confirment. Outre la qualit&eacute; et la reproductibilit&eacute; des r&eacute;sultats obtenus un avantage se dessine nettement en faveur des optiques multifocales diffractives : implant Restor (Alcon), implant Tecnis (AMO), implant Acrilisa (ACRITEC). Les optiques r&eacute;fractives sont surtout utilis&eacute;es avec la technique dite &laquo; Mix and match &raquo; qui consiste &agrave; implanter un diffractif sur un &oelig;il pour son excellente vision de pr&egrave;s et de loin et un r&eacute;fractif du type Rezoom (AMO) sur l&#8217;autre &oelig;il pour la vision interm&eacute;diaire toujours un peu faible avec les optiques diffractives. ROZOT compare trois diff&eacute;rents implants diffractifs et retrouve une acuit&eacute; visuelle sans correction de loin de 0.7 pour le Tecnis, 0.75 pour le Restor et 0.85 pour l&#8217;implant Acrilisa. Pour ces m&ecirc;mes implants le pourcentage de patients lisant Parinaud 2 ou mieux est de 87% pour le Restor, 91% pour le Tecnis et 97% pour l&#8217;Acrilisa.</p>
<h3>Complications post-op&eacute;ratoires : endophtalmie, PCO</h3>
<p>La Binkhorst Lecture a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par U. Steveni (Su&egrave;de); quoi de pire qu&#8217;une endophtalmie ? En effet, l&#8217;&eacute;tude du Registre Su&eacute;dois de la cataracte comprenant 900.000 chirurgies depuis 1980 confirme l&#8217;effet d&eacute;l&eacute;t&egrave;re de cette complication : 40% des patients perdent la vision, 40% conservent une acuit&eacute; visuelle entre 0.1 et 0.5 et seulement 20% ont une vision sup&eacute;rieure &agrave; 0.5. Mais depuis 1998, le taux d&#8217;endophtalmie apr&egrave;s chirurgie de la cataracte a diminu&eacute; de moiti&eacute;. Ceci correspond &agrave; la conversion des chirurgiens su&eacute;dois a la phaco&eacute;mulsification entre 1998-2001. La r&eacute;duction de la taille de l&#8217;incision a eu un effet favorable sur cette redoutable complication.</p>
<p>Le guide des bonnes pratiques de l&#8217;ESCRS 2007 concerne la pr&eacute;vention de l&#8217;endophtalmie. Cette 2&egrave;me &eacute;dition fait suite &agrave; celle pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Lisbonne en 2005 et int&egrave;gre les r&eacute;sultats de l&#8217;&eacute;tude randomis&eacute;e, en simple aveugle, contre placebo, sponsoris&eacute;e par l&#8217;ESCRS, sur la pr&eacute;vention de l&#8217;endophtalmie par injection intracam&eacute;rulaire de Cefuroxime. Cette &eacute;tude porte sur 16.000 patients op&eacute;r&eacute;s dans 24 centres de 9 pays europ&eacute;ens :</p>
<ul>
<li>8244 patients op&eacute;r&eacute;s sans injection de c&eacute;furoxime : r&eacute;partis en deux groupes, l&#8217;un ayant re&ccedil;u des gouttes de l&eacute;vofloxacine en p&eacute;ri-op&eacute;ratoire, l&#8217;autre un collyre placebo.</li>
<li>7997 patients ayant re&ccedil;u l&#8217;injection de c&eacute;furoxime en fin d&#8217;intervention : r&eacute;partis en deux groupes l&#8217;un ayant re&ccedil;u des gouttes de l&eacute;vofloxacine en peri-op&eacute;ratoire, l&#8217;autre un collyre placebo.</li>
</ul>
<p>Le taux d&#8217;endophtalmie dans le groupe sans c&eacute;furoxime est de 0.28% ( 23 cas dont 16 prouv&eacute;s biologiquement). Il est de 0.06% dans le groupe avec c&eacute;furoxime ( 5 cas dont 3 prouv&eacute;s biologiquement). A cette diminution du taux d&#8217;endophtalmie post op&eacute;ratoire par 5, s&#8217;ajoute le fait que dans le groupe C&eacute;furoxime aucun patients atteints d&#8217; endophtalmie n&#8217;a de s&eacute;quelles c&eacute;citantes.</p>
<p>Une des 4 controverses anim&eacute;es par le Journal of Cataract and Refractive Surgery portait sur : Pour ou contre l&#8217;injection intracam&eacute;rulaire d&#8217;antibiotique en pr&eacute;vention de l&#8217;endophtalmie dans la chirurgie de la cataracte. L&#8217;instillation de collyre de quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de fluoroquinolone (Moxifloxacine), plus efficace sur les Gram + et Gram- ayant &eacute;galement une meilleure p&eacute;n&eacute;tration intraoculaire a &eacute;t&eacute; d&eacute;fendue par R. OLSON ( USA). P. BARRY (Irlande) a d&eacute;fendu l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t d&#8217;une injection intracam&eacute;rulaire de c&eacute;furoxime en fin d&#8217;intervention sur les arguments de l&#8217;&eacute;tude de l&#8217;ESCRS 2007 bien que l&#8217;injection intracam&eacute;rulaire de c&eacute;furoxime : 1 mg dans 0.1ml de BSS, ne b&eacute;n&eacute;ficie d&#8217;aucune AMM.</p>
<p>Quel est l&#8217;&eacute;tat de contamination bact&eacute;rienne de la surface oculaire lors de la phaco&eacute;mulsification ? BISSEN-MIYAJIMA (Japon), prix de la meilleure vid&eacute;o scientifique, montre que la flore microbienne n&#8217;est pas &eacute;limin&eacute;e de la surface oculaire par les m&eacute;thodes actuelles d&#8217;asepsie. Le liquide aspir&eacute; &agrave; la surface oculaire avant/pendant la phaco&eacute;mulsification par un &eacute;carteur palp&eacute;bral ( muni d&#8217;une aspiration) montrent des cultures positives dans :</p>
<ul>
<li>66% dans le groupe ayant re&ccedil;u de la gatifloxacine la veille et le jour de l&#8217;intervention</li>
<li>17.2% dans le groupe ayant re&ccedil;u de la polividone iod&eacute;e</li>
</ul>
<p>Pour le liquide de surface oculaire en fin la chirurgie, les cultures sont positives dans 24.1% des pr&eacute;l&egrave;vements. Staphylococcus &eacute;pidermidis est le plus souvent retrouv&eacute; avant les proc&eacute;dures d&#8217;asepsie. Sa pr&eacute;valence diminue avec l&#8217;instillation de gatifloxacine mais c&#8217;est alors la pr&eacute;valence de Propionobacterium acnes qui augmente le jour de la chirurgie.</p>
<p>ARNE (France) a r&eacute;alis&eacute; une m&eacute;ta-analyse pour &eacute;valuer l&#8217;incidence de la capsulotomie au laser YAG en fonction du biomat&eacute;riau de l&#8217;implant intraoculaire et du design des bords de l&#8217;optique. Portant sur 28.393 yeux avec un recul de 29.3 mois, ce sont surtout les optiques &agrave; bords carr&eacute;s par rapport aux optiques &agrave; bords arrondis, quel que soit le mat&eacute;riau, qui r&eacute;duisent l&#8217;incidence de capsulotomie. Du fait de sa sur-repr&eacute;sentation dans la litt&eacute;rature am&eacute;ricaine, le mat&eacute;riau le plus souvent retenu dans cette m&eacute;ta-analyse, est l&#8217;acrylique hydrophobe qui pr&eacute;sente une incidence de capsulotomies moins importante que l&#8217;acrylique hydrophyle, le silicone ou le PMMA h&eacute;parin&eacute;.</p>
<p>BILLOTTE explore l&#8217;effet de l&#8217;angulation post&eacute;rieure de l&#8217;implant sur la PCO. Il montre que certains implants angul&eacute;s ( Acrysof, Cee On) perdent leur angulation lors du suivi post-op&eacute;ratoire. L&#8217;implant Quattro SE qui garde cette angulation post&eacute;rieure, pr&eacute;sente un taux de PCO inf&eacute;rieur aux deux pr&eacute;c&eacute;dents. Ce faible taux de PCO avec un implant hydrophile &agrave; bords carr&eacute;s pourrait s&#8217;expliquer par cette angulation post&eacute;rieure conserv&eacute;e.</p>
<p>Perfect Capsule&reg; est un dispositif m&eacute;dical &agrave; usage unique en silicone con&ccedil;u pour pr&eacute;venir la PCO. Il est utilis&eacute; apr&egrave;s phaco&eacute;mulsification du noyau cristallinien et aspiration des masses corticales pour obturer le capsulorhexis et irriguer les cellules &eacute;pith&eacute;liales cristalliniennes r&eacute;siduelles dans un sac capsulaire &eacute;tanche, afin de les lyser &agrave; l&#8217;eau distill&eacute;e par choc osmotique. Une &eacute;tude exp&eacute;rimentale de ABDELWAHAD et ZETTERSTROM (Stockholm) &eacute;tudie la toxicit&eacute; d&#8217;autres solutions instill&eacute;es avec Perfect Capsule&reg; sur l&#8217;&eacute;pith&eacute;lium cristallinien d&#8217;yeux de jeunes lapins : 5 Fluoro-Uracile et Thapsigargine. Le 5 FU avec Perfect capsule est actuellement la substance la plus efficace pour pr&eacute;venir la cataracte secondaire chez le lapin.</p>
<h2>2. La Chirurgie du glaucome</h2>
<p>TETZ (Berlin) rapporte les r&eacute;sultats de l&#8217;&eacute;tude multicentrique (14 centres en Europe et, USA) prospective sur la canaliculoplastie : nouvelle technique de chirurgie non perforante d&eacute;velopp&eacute;e par R.Stegmann (Afrique du sud). Cette technique, apr&egrave;s un abord du canal de Schlemm sous un volet scl&eacute;ral habituel, permet &agrave; l&#8217;aide de produit visco-&eacute;lastique et d&#8217;une fobre optique d&#8217;ouvrir le canal de Schlemm sur 360&deg;, de le dilater, et de placer un fil de prol&egrave;ne 10.0 dont la suture met en tension le mur interne du canal de Schlemm. Les r&eacute;sultats de 65 patients op&eacute;r&eacute;s de canaliculoplastie sont analys&eacute;s &agrave; 12 mois. La PIO est r&eacute;duite en moyenne &agrave; 16.3 mm Hg (PIO initiale sup&eacute;rieure &agrave; 21 mm Hg), avec 0.8 traitement collyre ajout&eacute;.</p>
<p>Ces r&eacute;sultats pr&eacute;liminaires sont meilleurs lorsque cette technique est associ&eacute;e &agrave; une phaco&eacute;mulsification avec implantation intra	saculaire. L&#8217;&eacute;tude avec un an de recul de 20 patients apr&egrave;s cette chirurgie combin&eacute;e montre une PIO &agrave; 12.3 mm de Hg (PIO initiale sup&eacute;rieure &agrave; 21 mm Hg) avec 0.1 traitement collyre ajout&eacute;. Dans 13.7 % des yeux, une bulle de filtration est observ&eacute;e &agrave; 1 an, sans corr&eacute;lation statistique avec une meilleure baisse pressionnelle. Le taux de complications de la technique est de 8.1% &eacute;galement reparti dans les deux groupes.</p>
<p>Nous conclurons ce tour d&#8217;horizon par l&#8217;annonce de la prochaine session d&#8217;hiver de l&#8217;ESCRS qui aura lieu &agrave; Barcelone du 8 au 10 f&eacute;vrier 2008 et le prochain congr&egrave;s &agrave; BERLIN.</p>
<p align="center"><i>Dossier r&eacute;alis&eacute; par J-C Rigal-Sastourn&eacute;.</i></p>
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		<title>SOF 2006</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/phacobimanuelle-net-au-rapport-annuel-des-s-o-f-sur-la-cataracte-secondaire/2006/12/15/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Dec 2006 18:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Le samedi 18 novembre 2006 a eu lieu aux Salons Hoche à Paris, la réunion plénière des SOF où était présenté le rapport sur la cataracte secondaire dirigé par Solange Milazzo et Isabelle Riss. Depuis 1949 et la pose du 1er implant par Sir Harold Ridley, les progrès incessants des techniques chirurgicales ont permis de diminuer profondément l’incidence des complications de la chirurgie de la cataracte. Seule demeure toujours très fréquente la cataracte secondaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 18 novembre 2006 a eu lieu aux Salons Hoche à Paris, la réunion plénière des SOF où était présenté le rapport sur la cataracte secondaire dirigé par Solange Milazzo et Isabelle Riss. Depuis 1949 et la pose du 1er implant par Sir Harold Ridley, les progrès incessants des techniques chirurgicales ont permis de diminuer profondément l’incidence des complications de la chirurgie de la cataracte. Seule demeure toujours très fréquente la cataracte secondaire.</p>
<p><strong>Dominique Brémond-Gignac</strong> a développé les aspects anatomiques et physiopathologiques de la cataracte secondaire en rappelant la localisation périphérique et équatoriale des cellules ayant des capacités mitotiques. Elle a insisté sur le caractère unique du tissu cristallinien qui connaît un régime d’apoptose contrôlée. En effet, si les fibres périphériques du cristallin possèdent un noyau, les cellules situées dans le centre ont perdu leur noyau mais continuent paradoxalement à être vivantes.</p>
<p><strong>Catherine Boureau</strong> a évoqué l’incidence de la cataracte secondaire, chiffrée autour de 28% en 1998 (méta analyse de Schoenberg), et qui serait aujourd’hui, avec des implants plus modernes, entre 1 et 15%. La majorité des études semblent confirmer la supériorité des implants en acrylique hydrophobe.<br />
Parmi les facteurs accélérateurs d’une opacification capsulaire postérieure, apparaissent nettement l’aphakie (aussi est il préférable d’implanter, même en puissance zéro, tout myope fort), un rhexis plus grand que l’optique de l’implant, un rhexis irrégulier, un implant posé « in et out » ou dans le sulcus.<br />
Les trois facteurs inhibiteurs de la PCO seraient par ordre la rapidité de fusion des deux capsules, favorisée par les bords carrés (théorie du sandwich de Linnola), l’adhésion de la capsule postérieure à l’implant reliée au matériau et à l’angulation postérieure des haptiques, et enfin la nécessité que le bord antérieur du rhexis recouvre légèrement l’optique.</p>
<p><strong>Antoine Lafuma</strong> a parlé de l’impact économique de la PCO. Le coût total d’une capsulotomie au Yag (consultations et médicaments) est de 170 €. Le coût d’un décollement de rétine post Yag de plus de 4000 €, celui d’un œdème maculaire de 150 €.<br />
On peut en déduire un coût par patient de la PCO, variable selon le choix du matériau de l’implant posé. Ainsi, sur une population de patients implantés en acrylique hydrophobe, le problème global de la PCO représente un surcoût par patient de 18 €. Ce chiffre passe à 80 € par patient implanté en acrylique hydrophile.</p>
<p><strong>Claire Monin </strong>a décrit les complications chirurgicales après capsulotomie au laser Yag. Le décollement de rétine reste rare. Il n’est pas dû à l’onde de choc de la capsulotomie ni à la taille ou forme de celle ci mais au décollement postérieur du vitré consécutif à l’ouverture de la hyaloïde antérieure et à la levée du cloisonnement entre vitré et humeur aqueuse. Les luxations d’implant dans le vitré ont connu un renouveau avec la série des implants préchargés ACR6 Premier. Il convient ici de rappeler qu’avec cet implant, il faut réaliser une capsulotomie circulaire (jamais en croix), de faible diamètre et toujours après avoir réalisé si nécessaire des traits de refend dans le capsulophymosis. Enfin, l’œdème maculaire n’est pas rarissime après capsulotomie. Il faut le prévenir par un traitement anti-inflammatoire après le laser Nd Yag.</p>
<p><strong>Etienne Hachet</strong> a insisté en particulier sur le rôle efficace des anneaux de tension capsulaires, de préférence fermés, dans la prévention de la PCO. Leur surcoût ne permet cependant pas de les généraliser.</p>
<p><strong>Jean-Claude Rigal-Sastourné</strong> a présenté le dispositif Perfect Capsule et les résultats préliminaires pour la prévention de la PCO. Ce dispositif à usage unique en silicone est composé d’une membrane de 7 mm de diamètre bordée par un anneau de succion relié à une seringue Vac-Loc. Il est placé, après l’extraction du cristallin et des masses, sur le capsulorexis et permet de remplir le sac capsulaire de façon étanche avec de l’eau distillée, provoquant ainsi la destruction de toutes les cellules épithéliales cristalliniennes restant dans le sac, par lyse osmotique.</p>
<p><strong>Philippe Sourdille, Thierry Amzallag puis Isabelle Riss</strong> sont revenus de façon très détaillée sur les travaux concernant les bords carrés et les matériaux des implants. La supériorité des implants hydrophobes ne viendrait pas d’un effet barrière à la migration des cellules vers le centre de la capsule postérieure, mais au fait que le matériau de l’implant inhiberait la formation de métaplasies cellulaires qui sont les vraies responsables de l’opacification. Derrière un implant hydrophobe, il y a bien un tapis de cellules sur la capsule, monocouche, non métaplasiées, et donc transparentes.</p>
<p><strong>Laurent Kodjikian</strong> a également abordé le thème du matériau vu sous l’angle de l’endophtalmie avec l’adhésion des bactéries et le développement d’un biofilm.</p>
<p><strong>Michel Perez</strong> a présenté les différents appareils d’évaluation de la PCO avec :<br />
les méthodes dérivés de photo à la lampe à fente comme les systèmes de Spalton, POCO, EPCO ou AQUA.<br />
d’autres méthodes d’analyse comme le Scheimpflug ou l’OCT 3.<br />
<strong>Marie-Josée Tassignon</strong>, d’Anvers, a présenté le spectaculaire « bag in the lens » : un implant sans haptique, dont la périphérie est creusée d’un profond sillon circulaire. Après réalisation d’un capsulorhexis antérieur et postérieur régulier et calibré de 5 mm de diamètre, l’implant est enchâssé dans ce double capsulorhexis et les deux capsules fusionnent au niveau de leur zone d’accolement, dans le sillon de l’implant. Par ailleurs, cette fusion sur 360° des deux rhexis recrée un espace capsulaire clos, en forme de bouée entre la zonule et le bord de l’implant et les cellules qu’il contient ne créent aucune opacification intra capsulaire et n’entraînent bien sûr aucune coulée cellulaire en arrière de l’optique puisque qu’elles ne peuvent sortir de la capsule.</p>
<p>Enfin, <strong>Christian Billotte</strong> a présenté les recherches menées par Jean-Marie Parel au Bascom-Palmer Institute de Miami sur le phaco-ersatz. Le polymère souple injecté directement dans le sac capsulaire ou dans un ballon intrasacculaire permet de restituer jusqu’à 9 dioptries d’accommodation tant que le sac reste souple et transparent. Le principal problème faisant échec au phacoersatz reste bel et bien la cataracte secondaire dont il faut éviter la survenue en détruisant chimiquement les cellules épithéliales grâce à un dispositif (proche du Perfect Capsule) obturant le minicapsulorhexis.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Ce compte rendu a été réalisé par JM Giraud.</em></p>
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		<title>E.S.C.R.S 2006</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/phacobimanuelle-net-a-le-s-c-r-s-2006/2006/10/10/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Oct 2006 17:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus de 5000 ophtalmologistes de 50 pays ont assisté au XXIVème congrès de l'E.S.C.R.S présidé par le Pr I. PALLIKARIS (Crête) à l'ExCel Center de Londres qui a accueilli 150 cours ou symposiums, 750 communications orales et 650 posters électroniques. Ces communications scientifiques furent comme toujours extrêmement riches et nous avons mis en évidence dans ce programme quelques points forts et les nouveautés dans les domaines de la chirurgie de la cataracte et du glaucome.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 5000 ophtalmologistes de 50 pays ont assisté au XXIVème congrès de l&#8217;E.S.C.R.S présidé par le Pr I. PALLIKARIS (Crête) à l&#8217;ExCel Center de Londres qui a accueilli 150 cours ou symposiums, 750 communications orales et 650 posters électroniques. Ces communications scientifiques furent comme toujours extrêmement riches et nous avons mis en évidence dans ce programme quelques points forts et les nouveautés dans les domaines de la chirurgie de la cataracte et du glaucome.</p>
<h2>1. Le point en chirurgie de la cataracte</h2>
<p>Les communications (orales, films et posters électroniques) sont dominées par l&#8217;évolution des techniques chirurgicales par incision plus étroites et des implants intraoculaires adaptés à la correction de la presbytie. Elles permettent également de mieux s&#8217;adapter aux cas difficiles et de gérer soigneusement les complications éventuelles.</p>
<h3>Technique chirurgicale par incision étroite ( Microincisions cataract surgery)</h3>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>MICS et coaxiale :</strong></span> Plusieurs auteurs ont comparé les résultats visuels post-opératoires entre MICS et COAXIALE (S. OZDEMIR, A.PAUL, S.SENCAN) ou MICS et MINICOAXIALE (M WEISER, Paris) pour différents types de noyaux, avec différentes machines ( Sovereign White Star, Millennium, Legacy Everest, Infinity) et aboutissent à une conclusion commune : les deux approches sont sûres et efficaces, il n&#8217;y a pas de différence significative au niveau du résultat fonctionnel post-opératoire entre les deux techniques quelle que soit la machine utilisée.<br />
Les avantages de la MICS permettent de diminuer la quantité et le temps d&#8217;ultrasons délivrés dans l&#8217;oil pendant la chirurgie. La perte endothéliale est très variable en fonction de l&#8217;auteur et de la machine utilisée sans départager nettement une technique opératoire par rapport à l&#8217;autre. Les avantages de la minicoaxiale se résument à une courbe d&#8217;apprentissage plus simple en l&#8217;absence d&#8217;instrumentation spécifique.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Fluidique et mesures spécifiques :</strong></span> K.KROOTILA ( Helsinki, Finlande) a comparé la dynamique des fluides entre la MICS et COAXIALE avec Sovereign. Il retrouve une diminution significative de la quantité de BSS utilisée en MICS par rapport à la phacocoaxiale alors que la puissance des US utilisée est identique. Il recherche une corrélation statistique entre la quantité de fluide utilisée en per-opératoire et la PIO, l&#8217;inflammation post-opératoire ( KOWA FM 500 laser flare) et l&#8217;épaisseur cornéenne (pachymétrie US). Ainsi, il met en évidence une différence significative en faveur de la MICS qui réduirait le traumatisme opératoire par rapport à la phacocoaxiale.<br />
Dans la même approche, REBKOWSKA-JURASZEK (Katowice,Pologne) étudie l&#8217;impact de MICS et phacocoaxiale sur l&#8217;odème cornéen post-opératoire à l&#8217;aide de mesure d&#8217;épaisseur cornéenne par OCT VISANTE chez 30 patients opérés avec Sovereign White Star. La MICS réduit le risque d&#8217;odème cornéen postopératoire par rapport à la phacocoaxiale.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Intérêt du 22 gauge par O.7mm :</strong></span> P BISWAS( Kolkata, Inde) compare deux séries de patients opérés en MICS 20 gauge ( 0.9 mm) et MICS 22 gauge ( 0.7 mm). Les deux groupes sont identiques en terme de résultats post-opératoires : astigmatisme induit, perte endothéliale et US utilisés. Il conclue à l&#8217;efficacité et à la sécurité identique de MICS 22 gauge par rapport à 20 gauge.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>US Torsionels</strong></span> La gamme des pièces à main de phacoémulsification connaît du nouveau avec OZil (Alcon) qui permet de délivrer des US torsionels par légère rotation de la sonde sur son axe. La légère angulation de l&#8217;extrémité de la sonde Kelman amplifierait l&#8217;efficacité de ces US torsionels, par effet rasoir. Cette technologie diminuerait les phénomènes de cavitation (ZACHARIAS, Chili), la température de la sonde (BOUKHNY, USA, Alcon), la quantité de liquide utilisée (TIJA, Zwolle, Netherlands). AKAHOSHI (Japon) développe une sonde carrée, idéale pour OZil qui amplifierait l&#8217;effet rasoir de cette pièce à main.</li>
</ul>
<h3>Trucs &amp; astuces pour les cas difficiles ( Complicated cases and videos)</h3>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Triamcinolone et issue de vitré</strong></span> : R ANGUNAWELA (Londres,UK) montre qu&#8217;une injection de Triamcinolone diluée au BSS en chambre antérieure permet d&#8217;individualiser le prolapsus vitréen en cas de rupture capsulaire postérieure per-opératoire et de réaliser une vitrectomie antérieure efficace pour gérer cette complication. Elle évite par la même occasion de vitrectomiser inutilement en l&#8217;absence de vitré intracamérulaire.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Cataracte sur oeil vitrectomisé</strong></span> : K.DANSINGANI (Londres,UK) reprend la technique de CIONNI pour améliorer la circulation des fluides intracamérulaires en phaco sur un oil vitrectomisé. L&#8217;introduction d&#8217;un crochet à iris à 6h à l&#8217;opposé de l&#8217;incision cornéenne de phaco évite la création d&#8217;un bloc pupillaire relatif responsable de des mouvements de trampoline per-opératoires du cristallin.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Floppy iris syndrome</strong></span> : les iris atones systématiquement herniés dans l&#8217;incision chez les patients prostatiques prenant un traitement par FLOMAX doivent faire l&#8217;objet de mesures per-opératoires spécifiques d&#8217;après S.LOW ( Londres,UK) : crochets à iris, injection camérulaire de phényléphrine, utilisation de substances viscoélastiques « lourdes » ( Healon 5), paramétrage machine avec faible aspiration. H. FINE ( Irvine, USA) préconise une approche en MICS avec la canule d&#8217;irrigation maintenue au-dessus du plan irien pour éviter le prolapsus</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Cataracte post Kératotomie Radiaire</strong></span> : R.PACKARD ( Londres,UK) a exposé la chirurgie de la cataracte chez des patients ayant une kératotomie radiaire. Sur le plan démographique, ce problème concernerait déjà 5 à 10% des opérés de la cataracte aux USA. Pour le calcul de la puissance de l&#8217;implant, les deux pièges concernent la détermination précise de la puissance cornéenne centrale et la formule à utiliser. Tout en soulignant qu&#8217;aucun appareil ni aucune formule ne fait l&#8217;unanimité, il rapporte son expérience avec la formule d&#8217;Holladays et la détermination topographique de la puissance cornéenne. Le problème des incisions opératoires qui doivent éviter de croiser les incisions de KR peut être résolu par la technique bimanuelle MICS 1.2mm. En cas de difficultés de visualisation per-opératoire de la capsule postérieure, il recommande d&#8217;utiliser la lampe à fente en rétro-illumination.</li>
</ul>
<h3>Implants intraoculaires (IOL)</h3>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Calcul d&#8217;implant après chirurgie réfractive préalable :</strong></span> une douzaine de communications reviennent sur ce problème délicat et de plus en plus d&#8217;actualité. La plus intéressante est celle de BORASIO ( Londres, UK) qui utilise le PENTACAM pour la biométrie et la formule novatrice BESSt Formula, développée au Moorfields Eye Hospital pour améliorer la précision du calcul de l&#8217;IOL sur 150 yeux préalablement opérés de chirurgie réfractive. La précision obtenue par BESST FORMULA est supérieure à celle de SRKT, Holladay 2, Clinical History Method . Cette formule est disponible gratuitement sur le site : <a href="http://www.besstformula.com" target="_blank">www.besstformula.com</a></li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Blue blockers IOL :</strong></span> la controverse sur les implants jaunes ( blue blockers) continue de s&#8217;enrichir avec plusieurs communications sur les effets et les conséquences de ces implants blue blockers ( Acrysof Natural, Hoya AF-1). MAINSTER (Kansas,USA) démontre que la lumière bleu stimule le système limbique cérébral à l&#8217;origine de la régulation de l&#8217;humeur et des rythmes biologiques circadiens. Pour lui, ces IOL blue blockers représentent un danger, en diminuant le degré de satisfaction de la chirurgie de la cataracte chez les sujets âgés et en augmentant notamment les risques de dépression. Pour CIONNI (USA), il n&#8217;existe aucune preuve scientifique de l&#8217;intérêt à bloquer la lumière bleu pour protéger efficacement la rétine de la DMLA. GERSTMEYER (Nuremberg, Allemagne) quantifie à 50% la diminution de la sécrétion de mélatonine après implantation d&#8217;IOL jaune expliquant la diminution des performances mentales. Enfin, les IOL blue blockers diminuent de 30% de la sensibilité aux contrastes en ambiance scotopique, seraient une mauvaise indication pour les patients diabétiques ou présentant une maculopathie qui dégrade déjà leur sensibilité aux contrastes.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Nouvel IOL MI 60 par 1.7 mm :</strong></span> la gamme des implants de microincisions s&#8217;élargit avec l&#8217;arrivée d&#8217;un implant conçu par un poids lourd du marché : la société Bausch &amp; Lomb. Cet implant dont l&#8217;optique est de 6 mm, possède quatre haptiques et s&#8217;injecte par une incision de 1.7 mm. Les résultats cliniques avec un an de recul présentés par T.AMZALLAG (Somain,France) sont très satisfaisants en terme de meilleure acuité visuelle corrigée, centrage et PCO.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>IOL multifocaux :</strong></span> Le marché est dominé par les IOL diffractifs: Rezum (AMO) AcriLisa (Acritec) et Restor (Alcon). Les résultats cliniques sont très satisfaisants, avec une majorité de patients avec une acuité visuelle post -opératoire entre 8 et 10/10 et P2 de près. Les problèmes de halos et de difficultés en vision intermédiaire surtout en ambiance mésopique demeurent le dernier problème. D&#8217;où la stratégie du « Mix &amp; Match » préconisée avec les implants TechnisMF et Rezum de AMO : LOPEZ CASTRO (Madrid, Espagne) implante un IOL multifocal diffractif sur l&#8217;oil dominant et un IOL multifocal réfractif sur l&#8217;oil dominé lors de chirurgie PRELEX pour l&#8217;hypermétrope de plus de cinquante ans. Il obtient une meilleure satisfaction post-opératoire avec une bonne vision à toutes les distances et des phénomènes de halos supportables en faible luminance. GIARDINI (Brescia,Italie) avec la stratégie « Mix and Match » observe une plus grande profondeur de champ et une dépendance aux lunettes moindre comme si les effets secondaires de chaque implant diminuaient sous l&#8217;effet de la combinaison des deux modalités multifocales.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>PCO et Perfect Capsule ® :</strong></span> Perfect Capsule® est un dispositif médical à usage unique en silicone conçu pour prévenir la PCO. Il est utilisé après phacoémulsification du noyau cristallinien et aspiration des masses corticales pour obturer le capsulorhexis et irriguer à l&#8217;eau distillée les cellules épithéliales cristalliniennes résiduelles dans un sac capsulaire étanche, afin de les lyser par choc osmotique. Les résultats cliniques de l&#8217;étude multicentrique (3 centres européens : Berlin, Heidelberg, Crête) débutée en 2004 sont en cours pour évaluer l&#8217;efficacité de Perfect Capsule® chez des patients opérés de cataracte avec un recul supérieur à 2 ans. Les résultats présentés par AUFFARTH portent sur les 17 patients enrôlés à Heidelberg dans cette étude randomisée. Chaque patient a été opéré de la cataracte des 2 yeux, un oil avec irrigation intrasaculaire d&#8217;eau distillée pendant 2 minutes avec Perfect Capsule®, l&#8217;autre oil est le contrôle. Le biomatériau de l&#8217;ICP utilisé est un acrylique hydrophile. Un recul post-opératoire de 1 an est atteint chez 17 patients et de 2 ans pour seulement 6 patients. Aucune différence significative n&#8217;est observée entre le groupe Perfect Capsule® et le contrôle pour la perte cellulaire endothéliale, la pachymétrie et la meilleure acuité visuelle corrigée, montrant ainsi l&#8217;innocuité de la méthode d&#8217;irrigation intrasaculaire d&#8217;eau distillée par Perfect Capsule®. Il note une tendance à une moindre fibrose capsulaire dans le groupe Perfect Capsule® à un an. L&#8217;analyse de la PCO par EPCO 2000 a deux ans, ne montre pas de différence significative entre les 2 groupes dans le score ( Densité x Aire) ni dans le grade de PCO. Il conclue à la nécessité d&#8217;observer les résultats sur un plus long terme post-opératoire comme le prévoit le protocole initial de l&#8217;étude, mais évoque également l&#8217; efficacité insuffisante de l&#8217;eau distillée pour prévenir la PCO. D&#8217;ou l&#8217;importance d&#8217; études expérimentales comme celle de RABSILBER (Heidelberg) qui a étudié la toxicité de différentes solutions instillées avec Perfect Capsule® sur l&#8217;épithélium cristallinien d&#8217;yeux de porc. La plus grande efficacité est retrouvée avec le sérum salé hyperosmolaire à 30%. Pour KUGELBERG (Stockholm) l&#8217;épaisseur capsulaire postérieure n&#8217;est pas affectée chez le lapin par l&#8217;instillation de substances chimiques anti PCO telle que l&#8217;eau distillée ou le 5 Fluoro-Uracile à l&#8217;aide de Perfect Capsule®.</li>
</ul>
<h3>Quoi de neuf dans l&#8217;endophtalmie ?</h3>
<p>Pour terminer ce tour d&#8217;horizon non exhaustif, voyons avec Z.J.GREGOR (Londres)ce qui a changé dans l&#8217;endophtalmie depuis l&#8217;étude EVS de 1995. Les progrès techniques de la vitrectomie et les systèmes de visualisation grand champ permettent de réaliser aujourd&#8217;hui des prélèvements bactériologiques plus importants ainsi qu&#8217;une exérèse plus précoce et plus étendue du vitré et des germes en cause avec leur toxine, pour un meilleur accès au pôle postérieur et une plus grande efficacité des antibiotiques injectés. L&#8217;utilisation des corticoïdes est largement acceptée pour réduire les effets inflammatoires des cytokines sur la rétine. La quatrième génération de fluoroquinolone (Moxifloxacine), plus efficace sur les Gram + et Gram- aurait également une meilleure pénétration intraoculaire. S. MASKET (USA) montre les réflexes de prévention efficaces : désinfection des culs de sac à la Polyvidone Iodée, réalisation d&#8217;incisions tunellisées carrées, l&#8217;injection des berges pour hydrater le stroma cornéen et fermer l&#8217;incision en fin d&#8217;intervention, la recherche systématique du Seidel post opératoire à la fluorescéine. P.MO NTAN ( Suède) aborde une voie d&#8217;avenir avec l&#8217;étude randomisée sponsorisée par l&#8217;ESCRS avec injection intracamérulaire d&#8217;antibiotique (Cefuroxime) dont nous espérons qu&#8217;elle diminuera encore le taux d&#8217;endophtalmie post opératoire de la cataracte.</p>
<h2>2. le point en chirurgie du glaucome</h2>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>La canaliculoplastie et la viscocanaliculostomie :</strong></span> deux nouvelles techniques de chirurgie non perforantes développées par R.Stegmann (Afrique du sud)<br />
M.R.Tetz (Berlin) rapporte les résultats préliminaires allemands de l&#8217;étude multicentrique (Allemagne, Afrique du Sud, USA) prospective sur la canaliculoplastie. Cette technique, après un abord du canal de Schlemm sous un volet scléral habituel, permet à l&#8217;aide de produit visco-élastique et d&#8217;une micro-canule d&#8217;ouvrir le canal de Schlemm sur 360°, de le dilater, et de placer un fil de prolène 10.0 dont la suture met en tension son mur interne. L&#8217;UBM met en évidence le maintien de la lumière du canal de Schlemm post-opératoire. Les résultats de 71 patients sont analysés. A 6 mois la PIO est réduite en moyenne à 13,8 mm Hg (PIO initiale à 22 mm Hg), avec maintien de cet effet hypotonisant à 12 mois en Allemagne (-35% de PIO). Ainsi 85% des yeux sont contrôlés, dont 2/3 sans traitement collyre ajouté. Ces résultats préliminaires sont meilleurs pour cette dernière technique versus la viscocanaliculostomie. D&#8217;autres résultats de l&#8217;étude multicentrique seront présentés à l&#8217;A.S.C.R.S 2007.<br />
R.Stegmann souligne la restauration du drainage physiologique de l&#8217;humeur aqueuse par cette technique, limitant les complications intra-oculaires et celles de la bulle de filtration.<br />
L&#8217;UBM permet de suivre les résultats anatomiques post-opératoires, comme le souligne J.Kearney (USA), avec une précision permettant de visualiser jusqu&#8217;aux canaux collecteurs. Les dimensions du canal de Schlemm sont ainsi évaluées en moyenne à 280µm de long et 42µm de diamètre.<br />
N.Koerber (Cologne) sur une étude de 92 patients rapporte une corrélation entre le degré de distension du canal de Schlemm (côté en UBM) et la réduction de la PIO (12mois de recul).<br />
D&#8217;autres études sont présentées sur la viscocanaliculostomie notamment sur l&#8217;intérêt de l&#8217;association d&#8217;un implant T-flux (T.Alavi, Suède ; N.Koerber, Allemagne). La PIO est plus basse dans ce dernier groupe mais la différence n&#8217;est pas statistiquement significative. Elles portent sur de petits effectifs et méritent d&#8217;être évaluées à plus long terme.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>La sclérectomie profonde non perforante.</strong></span><br />
Lake et coll (UK) présentent une étude de 37 SPNP à 4 ans de recul (avec injection de Healon GV dans le canal de Schlemm). Ils obtiennent 80% de succès total (PIO&lt;21mmHg, aucun traitement), la réduction moyenne de la PIO à 4 ans est de -23%. PY.Santiago lors de la présentation de sa communication rappelle les résultats de la Clinique Sourdille à 5 ans. SPNP+SKgel : -30% de PIO avec un nombre de traitement à 0,5 versus SPNP seule avec 0,96 traitement à 5ans.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Deux nouveaux implants de drainage : </strong></span><br />
a) l&#8217;implant de drainage Baerveldt (tube de drainage non valvé) présenté par K.Barton (Moorfields UK) qui rapporte une étude sur des glaucomes réfractaires (1 an de recul) et retrouve à 12 mois une réduction de PIO comparable à une trabéculectomie mitomycine.<br />
b) le micro-implant Gold (rectangulaire,fin, ajouré à ses 2 extrémités) présenté par G.Simon, placé au travers d&#8217;une incision sclérale de 4 mm jusqu&#8217;à la CA (2 ans de recul sur 47 patients avec une réduction de PIO passant de 29mmHg à 17,4).</li>
</ul>
<p><em>Dossier réalisé par Corinne Dot et J-C Rigal-Sastourné.</em></p>
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		<title>SFO 2006</title>
		<link>http://phacobimanuelle.net/fr/phacobimanuelle-net-a-la-sfo-2006/2006/05/28/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 May 2006 17:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phacobimanuelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[SFO 2006 : Phacobimanuelle.net au Congrès de la Société Française d'Ophtalmologie]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 112ème congrès de la Société Française d&#8217;Ophtalmologie s&#8217;est tenu du 6 au 10 mai 2006 à Paris, Porte Maillot . Ce congrès constitue le plus grand carrefour de l&#8217;ophtalmologie francophone et le premier congrès d&#8217;ophtalmologie européen avec près de 6000 participants. Il a été le théâtre de nombreux échanges dans le domaine de la phacoémulsification bimanuelle par micro incisions.</p>
<p>Au cours de ce congrès, il était possible d&#8217;assister à un cours de phacoémulsification bimanuelle par micro-incisions effectué par C. Baudouin, à une communication de J.C. Rigal-Sastourné sur la chirurgie des noyaux durs en phaco-bimanuelle et à une communication de P. Levy sur l&#8217;adaptation de la dynamique des fluides en phacémulsification coaxiale par mini-incision avec embout de 21 gauges.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-19" title="actu4-1" src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/actu4-1.jpg" alt="" width="451" height="300" /><br />
Trois films étaient projetés quotidiennement : &laquo;&nbsp;La chirurgie phaco-réfractive bimanuelle par micro-incisions&nbsp;&raquo; réalisé par D. Pietrini, &laquo;&nbsp;Le meilleur des deux mondes&nbsp;&raquo; de P. Levy et &laquo;&nbsp;Les étapes de la phacoémulsification bimanuelle par micro-incisions&nbsp;&raquo; de J.C. Rigal-Sastourné et J.M. Giraud.</p>
<p>Au congrès de la SAFIR, la première session du samedi 6 mai, présidée par Marc Weiser, fut consacrée aux nouveaux moyens chirurgicaux dans la chirurgie du cristallin, avec des communications sur la phacoémulsification bimanuelle ou bi-axiale par C. Poirier (système Duet Cornéal), J.C. Rigal-Sastourné (comparaison des techniques de nucléofracture), D. Deidier (avantages de la phaco. bimanuelle avec un recul de 3 ans), G. Lesieur (nouveautés en 2006) et P. Liozon (intérêt dans la chirurgie au cabinet) , suivies de présentations sur la phacoémulsification coaxiale par mini-incision effectuées par G. Montefiore (la technique d&#8217;Akaoshi), P. Levy (présentation de la technique et de l&#8217;implantation par mini-incision) et M. Weiser (perspectives de miniaturisation de la chirurgie avec la plateforme Infinity).</p>
<p>La session suivante, consacrée aux implants et présidée par Etienne Hachet a permis à T. Amzallag de présenter une étude pilote sur l&#8217;implant ATL micro-incision et à R. Benhamou de parler de l&#8217;implantation de LIO par 2 mm.</p>
<p>Le 6 mai en soirée, un Symposium &nbsp;&raquo; Phaco Biaxiale par microincisions &nbsp;&raquo; organisé à l&#8217;initiative des laboratoires Cornéal réunissait devant près de 150 auditeurs, un panel d&#8217;experts en phacobimanuelle avec Philippe Sourdille, Christophe Baudouin, Jean-Claude Rigal-Sastourné, Christophe Poirier et François Auclin (de la gauche vers la droite sur la photo).</p>
<p>Christophe Baudouin a fait le point sur la technique et a appelé à la prudence dans la course à la réduction de taille des implants qui resteront sans doute encore longtemps plus larges que les incisions nécessaires aux autres temps de la chirurgie. J.C Rigal-Sastourné et C. Poirier ont montré leur première expérience de la phacoémulsification par 22 Gauges (0,7mm) avec le matériel développé par Agarwal et importé par Cornéal*.</p>
<p>F.Auclin a montré que la phacoémulsification par micro-incisions évite d&#8217;induire de l&#8217;astigmatisme per-opératoire et permet d&#8217;associer une correction chirurgicale incisionnelle de l&#8217;astigmatisme cornéen pré-opératoire.</p>
<p>Le lundi 8 mai, le symposium Hoya consacrait un thème à &nbsp;&raquo; Micro ou Mini-incision &laquo;&nbsp;. La controverse animée par C. Baudouin pour la phacoémulsification bimanuelle, G Montefiore pour la phaco coaxiale et P. Levy sur les implants de mini-incision, n&#8217;a pas permis de trancher définitivement le débat.</p>
<p>Du côté des laboratoires, on observe toujours un intérêt soutenu pour le développement des techniques de micro incisions.<br />
Bausch &amp; Lomb lançait la Plateforme MICS qui réunit autour du Millennium et de ses nouveaux programmes spécifiques, une gamme complète d&#8217;instrumentation en 19 et 20 Gauges. Dernière innovation, l&#8217;aiguille de phacoémulsification Stableflow qui permet des puissances d&#8217;aspiration très élevées en phaco chop, tout en préservant l&#8217;équilibre des flux et la stabilité de la chambre antérieure.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-18" title="actu4-2" src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/actu4-2.jpg" alt="" width="331" height="220" />Chez Cornéal, le système Duet réunit une gamme complète et cohérente d&#8217;instrumentation pour la phaco-axiale, avec comme nouveautés : la nouvelle instrumentation 22 Gauge, un nouveau dessin de chopper-irrigateur développé par P.Sourdille et C.Poirier permettant une introduction plus facile dans les micro-incisions.</p>
<p>Prodis exposait l&#8217;implant Acri.Lisa, nouvel implant progressif diffractif d&#8217;Acri.Tec pour microincsion de 1.5 mm. C&#8217;est le premier implant qui permet la chirurgie PRELEX par microincision.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-17" title="actu4-3" src="http://phacobimanuelle.net/fr/files/2011/02/actu4-3.jpg" alt="" width="378" height="250" />NMM propose l&#8217;implant Quadrant*, monobloc de forme navette avec optique de 5,7mm et diamètre total de 11mm, injectable par 1,7mm avec l&#8217;injecteur Torpedo*.</p>
<p>Xcelens (importé par Anteis) propose avec &nbsp;&raquo; Objective 2,2mm &nbsp;&raquo; un concept complet d&#8217;instrumentation pour phaco coaxiale par 2,2mm avec une aiguille de phaco et un manchon silicone adaptables sur la majorité des machines de phacoémulsification. À cela s&#8217;ajoute un implant monobloc avec une zone optique de 6mm, l&#8217;IDEA 613XC injectable par 2,2mm avec un injecteur à usage unique ou restérilisable.</p>
<p>Ioltech (Zeiss) propose un nouvel implant de microincision, monobloc, bords carrés, optique de 5,5mm, simplement appelé le &nbsp;&raquo; MICS &laquo;&nbsp;, car injectable par 2mm (ou 1,8mm en s&#8217;adossant à la berge) avec un injecteur à usage unique.</p>
<p>Alcon annonçait pour la fin d&#8217;année son système de phacoémulsification coaxiale par 2,2mm et un système d&#8217;injection de son implant monobloc SA60 asphérique passant par cette taille.</p>
<p>Au total, la tendance générale à la réduction de la largeur des incisions se confirme toujours. Cette avancée, rendue possible par les progrès dans la délivrance discontinue des ultrasons, est actuellement disponible avec toutes les machines de phacoémulsification. Pour l&#8217;instant deux voies demeurent :</p>
<ul>
<li>la phacoémusification coaxiale qui cherche à évoluer vers une mini incision de 2,2mm, pour conserver une gestuelle traditionnelle et un implant hydrophobe, mais se heurte au problème de l&#8217;équilibre des fluides.</li>
</ul>
<ul>
<li>la phacoémusification bi-axiale par micro incisions, qui tire profit d&#8217;une dissociation entre l&#8217;irrigation et l&#8217;aspiration-émission d&#8217;ultrasons et permet une réduction plus importante de la taille des incisions, sous la barre du millimètre avec l&#8217;instrumentation 22 Gauge, pour l&#8217;émulsification du cristallin. Les progrès notables au niveau des implants permettent dès aujourd&#8217;hui d&#8217;injecter des implants mono ou multifocaux par des incisions inférieures à 1.8 mm.</li>
</ul>
<p>Ces deux approches chirurgicales partagent le présent de la phacoémulsification du cristallin. Pour l&#8217;avenir, ce sera une autre histoire.</p>
<p>Jean-Marie Giraud</p>
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